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L’ULM pour voler moins cher

Publié le lundi 21 mai 2007 à 01H00 - Vu 164 fois


Jean-Paul Reduro est arrivé à l’aéro-club rethélois en octobre dernier. A titre bénévole, ce passionné d’aviation est passé moniteur ULM et peut ainsi délivrer les brevets.

Jean-Paul Reduro est arrivé à l’aéro-club rethélois en octobre dernier. A titre bénévole, ce passionné d’aviation est passé moniteur ULM et peut ainsi délivrer les brevets.

Emmanuel Défente


SAMEDI après-midi, au milieu des avions exposés par le réseau du Sport de l’Air (constructeurs amateurs), un TETRAS se pose sur la piste de l’aéro-club rethélois à Sault-lès-Rethel. À son bord, un élève-pilote et Jean-Paul Reduro, le nouveau moniteur du club pour la section ULM.
En fait, ce TETRAS, un trois axes, de fabrication vosgienne par Humbert (« un des meilleurs de sa catégorie, très fiable », selon le moniteur), a été acquis pr l’aéro-club il y a environ deux ans. Mais « nous ne trouvions pas de moniteur », explique Michel Laroche, président du club. Un manque pallié en octobre dernier avec l’arrivée de Jean-Paul Reduro, un passionné d’aviation, tombé, un peu par hasard dans le milieu, en 1971.
« J’ai commencé à faire du planeur en 1971, puis de l’avion en 1972. Je suis passé à l’ULM il y a à peu près trois ans, pour en devenir moniteur après un stage de cinq semaines ».
Adhérent du club de Charleville de 1991 à 2006, ce cadre commercial de 53 ans s’envoie en l’air dès qu’il peut et prend plaisir à transmettre cette passion. « J’ai entre 5 et 6 élèves en moyenne. J’ai déjà délivré 6 brevets de pilote depuis mon arrivée », confie t-il.
Avantage de l’ULM : son coût. En effet, le coût d’un brevet, comme celui que possède l’aéro-club, revient entre 2.000 et 2.500 euros, qui peuvent s’étaler sur plusieurs années, sachant qu’il faut en fait un minimum de 25 heures de vol, à raison d’environ 85 euros de l’heure. Moins cher donc qu’une heure de vol en avion qui avoisine les 100 euros.
Réglementation plus souple
Un aspect financier non négligeable qui attire de plus en plus de passionnés d’aviation. C’est pour répondre à cette demande que l’aéro-club a pris cette option.
Autres différences avec l’avion : une réglementation plus souple. Par exemple, l’entretien d’un ULM peut se faire soi-même. A l’aéro-club, ce sont les mécanos qui s’en chargent.
Si, comme pour une voiture, le prix d’ULM peut varier très largement. « On peut trouver un bon appareil pour 5.000 euros et l’assurance peut être de 80 euros par an pour un monoplace », signale Jean-Paul Reduro, qui veut ainsi démontrer que l’aviation n’est pas forcément un loisir de « riche ».
Très facile de piloter
Enfin, il apparaît que les ULMiste sont souvent plus expérimentés que les pilotes d’avion. « En moyenne, un ULMiste vole 50 heures par an, contre une douzaine pour un pilote d’avion. Une différence qui peut s’expliquer par le coût horaire notamment », complète le moniteur. D’ajouter : « c’est très facile de piloter. Dès 14 ans, on peut commencer, même si le brevet ne peut s’obtenir qu’à l’âge de 15 ans. Il n’y a pas d’âge maximum. Les femmes aussi peuvent piloter, ce qui n’est pas beaucoup le cas ».
Si l’envie d’avoir la tête dans les nuages, vous tente, l’aéro-club vous acceuille vonlontiers. Le 17 juin prochain, à l’occasion de son opération portes ouvertes annuelle.
Emmanuel Défente

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