Publié le jeudi 19 juillet 2012 à 11H00 - Vu 484 fois
À 17 ans, Kelly vient de publier un roman sur une vie qui s'effondre… et elle compte en écrire d'autres.
EPERNAY (Marne) Dans un livre paru le mois dernier, « Hantée par son passé », la Sparnacienne Kelly Viaira, 17 ans, raconte l'histoire (tirée d'un événement réel) d'une jeune lycéenne pas assez prudente. Comme un avertissement.
«J'ai commencé à écrire quand j'avais 13 ans. Ma sœur m'a raconté ce qui était arrivé à une autre fille. Ça m'a fait beaucoup réfléchir, je me suis dit que ça pouvait en faire réfléchir d'autres. » Kelly Vieira, adolescente de Bernon, a alors pris la plume pour parler de la vie d'une jeune fille qui ne suit pas le conseil d'une amie, fait confiance aux mauvaises personnes, se laisse embarquer au cours d'une fête où alcool et drogue sont prévus. Et se fait violer.
Une ado qui parle aux ados
Le viol est tiré d'une histoire vraie. Le reste, « la famille de la fille, les détails de l'histoire, le dénouement, c'est moi qui les ai inventés », raconte Kelly, aujourd'hui âgée de 17 ans. C'est donc son monde à elle qu'elle décrit finalement, avec des expressions et dialogues très réalistes, tirés tout droit du lexique des ados.
Profs ennuyeux, soirées alcool et drogue, disputes, insultes, un peu d'argot moderne… Son copain Kevin, qui a lu une partie du roman, en a surtout apprécié le réalisme. « On se croirait vraiment dans nos quartiers. Comment les personnages parlent, leurs problèmes, ce qu'ils font pour s'amuser… Ça fait vrai. »
Hantée par son passé raconte l'histoire de Clara. Pour cette jeune fille, qui entretient des rapports compliqués avec sa mère, ses amis du lycée sont toute sa vie. Mais alors qu'elle s'éloigne de sa meilleure amie Lola, elle se rapproche des mauvaises personnes. Et un soir où elle a trop bu, sa vie bascule. « Le livre dit un peu de faire gaffe à ses fréquentations, surtout si on touche à la drogue et à l'alcool. Les embrouilles n'arrivent pas qu'aux autres. » Un message passé sans moralisme, tout en fraîcheur et spontanéité. Une ado qui parle aux ados.
Kelly Vieira vient de finir sa terminale STG au lycée Godart-Roger. Elle prévoit de devenir assistante DRH. Mais ne laissera pas tomber la plume. « C'est sûr, j'en écrirai un autre. J'ai déjà plein d'idées, je prends des notes. » Elle n'en dit pas plus pour maintenir le « suspense », mais admet tout de même que le prochain roman sera « dans le même style : je n'aime pas l'eau de rose, je veux montrer la réalité ».
Le plus dur dans la création de Hantée par son passé ? Trouver un titre. Et démarcher les maisons d'édition, sans expérience du milieu du livre… Après envoi de son manuscrit, la jeune fille a reçu pas moins de cinq ou six propositions de contrat. Elle en a saisi une, fournissant une participation financière à la publication. Et en est déjà à se voir proposer des séances de dédicaces à la rentrée.
Ce qu'elle a aimé, qui lui a donné envie de continuer ? « Mes proches. Ils sont vachement là pour moi, ils me soutiennent. » C'est d'ailleurs sa mère qui paie l'éditeur. « C'est un projet qui ne tombe pas à l'eau, et ça, ça me donne envie de continuer. »
Caroline BOZEC
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Les dernières contributions
Djay
20/07/2012 à 14h45
Bonjour kelly,
Votre roman ne se vend peut être pas énormément, mais il faut bien commencer par le commencement, il y a un début à tout !
Bon courage pour la suite, au plaisir de vous revoir lors de la parution d'un prochain roman ?
kelly.vieira51
20/07/2012 à 13h28
Bonjour,
En effet, fenristhor, il a fallu payer pour que je sois éditée, mais, cela n'a jamais été une énorme somme... Un contrat participatif, est, comme son nom l'indique, un contrat où les deux parties doivent payer une participation.
Merci pour les compliments Djay =) . En réalité, même si mon roman ne se vend pas énormément, je suis heureuse de voir mon nom sur la couverture d'un livre. =D
Bonne journée,
Mlle VIEIRA Kelly
Djay
19/07/2012 à 20h09
Comme dit dans le précédent article, félicitations à cette jeune demoiselle. Une ambition à la mesure de la complexité de l'écriture d'un roman.
Je vous souhaite bonne chance pour la suite et que les ventes de ce premier roman soient fructueuses.
fenristhor
19/07/2012 à 15h51
c'est "vachement" bien de payer pour être édité...