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Handicap : la chaîne de la nouvelle chance

Publié le vendredi 23 novembre 2007 à 01H00 - Vu 3 fois


Marie-Christine et Alexia font partie des cinq stagiaires à l'essai chez Moët et Chandon.

Marie-Christine et Alexia font partie des cinq stagiaires à l'essai chez Moët et Chandon.

Marie Blanchardon


TROIS semaines pour faire leurs preuves et pas une de plus. Les stagiaires du chantier d'insertion de Moët et Chandon n'en sont que plus motivés.
Ils sont cinq : Annick, Marie-Christine, Frédéric, Françoise et Alexia. Leur point commun : ils ont tous un handicap psychique ou physique. Depuis le 12 novembre, ils sont affectés à l'atelier reconditionnement des bouteilles de champagne. Erreurs d'étiquetage, malfaçons, les stagiaires doivent réparer les impairs.
Pour Annick, un accident de travail l'a éloignée pendant trois ans du monde professionnel. « Je ne peux pas rester debout pour travailler. Et mon entreprise ne m'avait pas proposé de reclassement. J'étais considéré comme inapte », explique-t-elle. Grâce au chantier mis en place par Moët et Chandon, elle espère retrouver du travail rapidement. Le contrat est simple : si les trois semaines sont concluantes, elle accède à un contrat à durée déterminée de janvier à juin 2008.
Un accueil adapté
« On est motivé, on sait qu'on peut obtenir un contrat de six mois. Pour ma part, ça va doubler mes revenus », se réjouit Françoise. À 43 ans, elle a dû se remettre au travail depuis que son mari a été considéré comme inapte. Elle-même a le statut de travailleur handicapé.
Alexia, âgée de 24 ans et reconnue à 80 % par la Cotorep (COmmission Technique d'Orientation et de REclassement Professionne), a apprécié l'accueil qu'on lui a réservé. Ici, pas de cadence impossible à suivre, tout se fait à son rythme.
Pour la responsable de l'atelier reconditionnement, Régine Larbre, il a aussi fallu s'adapter : « Cela demande à ce que la tâche soit adaptée à la personne. S'ils perdent le fil, il faut qu'on soit là pour les remettre dans les rails », précise-t-elle. Cela n'empêche pas les stagiaires d'être déterminés et volontaires à son goût. Ces derniers ont d'ailleurs été sélectionnés par la permanence du Jard qui accompagne les travailleurs handicapés dans leur réinsertion.
« Je joue le rôle de médiateur et j'essaie de faciliter la compréhension des uns et des autres », signale Fabrice Gailleul, chargé d'accompagnement professionnel à la permanence du Jard.
Vendredi prochain, les cinq stagiaires seront enfin fixés sur leur sort, à la clé : six mois de contrat.
Marie Blanchardon

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