Publié le vendredi 26 février 2010 à 10H17 - Vu 295 fois
Fan de Johnny Hallyday, Janny Savard devait aller au concert de Johnny donné le 28 septembre à Nancy. Greffé d'urgence d'un rein la veille, il n'a pas pu y assister. On refuse de lui rembourser les places.
SUPER-FAN de Johnny Hallyday depuis l'âge de 14 ans, un virus inoculé par son père qui lui a offert un album remastérisé de « Noir c'est noir », Janny Savard, 37 ans, demeurant à Boult-sur-Suippe est aujourd'hui très déçu et en colère. Lui, qui depuis 1994 ne rate pas un concert de Johnny quand il se produit dans les environs et qui a donc déjà payé une paire de milliers d'euros pour voir sur scène sa vedette favorite a aujourd'hui le blues. Et Julie Malisz, sa compagne aussi qui lui avait offert un billet pour aller voir l'idole des jeunes le dimanche 28 septembre au Zénith de Nancy. En effet, le jeune couple a vécu une aventure bien singulière et très rock & roll qui les a, à la fois privés de concert et aujourd'hui du remboursement de leurs billets, d'un montant total de 200 €. Histoire.
Vrai fan
« Mon premier concert, je m'en souviens comme hier, c'était au Parc des princes en 1994 pour les 50 ans de Johnny », se remémore Janny. « Puis, je l'ai encore vu en 1995, en 1998 au Stade de France pour l'inauguration. Il avait plu, le concert a été annulé et on y est retourné le lendemain. Puis au Stade de France encore une fois et en 2007 à Épernay au Millésium. » Comme le couple n'avait pas pu retourner à Épernay en 2008, Julie, par l'intermédiaire de sa maman qui travaille au CHU de Nancy, a voulu faire plaisir à son chéri en prenant deux billets pour le concert de Nancy via le comité de gestion du CHU. Le pied quoi.
Seulement voilà, il se trouve que Janny a d'importants problèmes de santé. Insuffisant rénal chronique, il est dialysé et figure, depuis six ans, sur une liste d'attente pour une greffe. Et il se trouve que le samedi 27 septembre à minuit, il a reçu un coup de téléphone du CHU de Reims émanant du service néphrologie du Pr Rieux qui lui demandait de venir le lendemain à midi (NDLR : jour du concert) pour faire un crosmatch, c'est-à-dire voir si le greffon dont ils disposaient était compatible avec lui. « J'ai eu une réponse positive à 19 h 30 et on m'a opéré dans la foulée vers minuit. » S'il a eu quelques complications médicales, Janny va un peu mieux aujourd'hui. Et ce serait plutôt du côté du cœur (ou du porte-monnaie) que ça va mal. On leur refuse, en effet, le remboursement de leurs deux billets. Un premier courrier envoyé à la DRH du CHU de Nancy n'a pas abouti.
Silence total
« J'ai envoyé un courrier recommandé en expliquant le cas tout à fait exceptionnel au comité de gestion à qui j'avais acheté les billets, assure Julie, ainsi qu'à la société de production de Jean-Claude Camus et j'ai demandé si nous pouvions prétendre à un remboursement ou au moins une partie. J'ai reçu une lettre négative du premier et rien du tout du second. Mon ami étant dialysé, nous ne pouvions pas prévoir que ce jour-là il serait appelé pour une greffe ! » Actuellement au chômage et étant elle-même handicapée, Julie aurait bien besoin de ces 200 € aujourd'hui. « On a envoyé trois mails et un courrier recommandé à Jean Claude Camus, c'est le silence total. » Un pitoyable silence. « Noir, c'est noir » oui, et il ne reste plus qu'un espoir pour Julie et Janny, c'est que quelqu'un informe Johnny en personne de cette mésaventure. Nul doute que lui saura faire le geste qu'il faut.
Alain MOYAT
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