Foire de la Saint-Denis : une ouverture en fanfare

Foire de la Saint-Denis : une ouverture en fanfare

Publié le dimanche 12 octobre 2008 à 01H00 - Vu 236 fois

Impossible pour Xavier Bertrand de rater un événement important dans sa ville, et encore moins de ne pas prendre part à l'inauguration de la Foire de la Saint-Denis. D'abord parce que cette manifestation - « l'une des animations phare de Saint-Quentin, du Saint-Quentinois et même de la Haute-Picardie » - lui tient à cœur mais aussi parce que tout le monde l'attend, lui qui passe volontiers derrière le métier pour confectionner une barbe à papa ou qui tente sa chance au tir à la carabine…
Au son des fanfares, l'Harmonie municipale, les Stimulants, la Vaillante et le Magic musical corps, les élus ont déambulé dans les allées du champ de foire. Pour les accompagner, la belle Agathe dans sa robe de princesse : elle est pour cette année la Reine de la foire. À 18 ans, la jeune fille dont les parents tiennent un manège est fière d'avoir gagné la couronne, « simplement pour représenter le monde de la fête foraine ». Sa présence a été remarquée par les promeneurs dont certains n'avaient sans doute pas vu son écharpe puisqu'ils s'étonnaient que « des mariés viennent faire un tour à la foire ». L'histoire ne dit pas lequel de tous ces messieurs qui l'entouraient était censé être l'heureux élu… Peut-être l'incontournable « Igor d'Hossegore », trublion saint-quentinois qui s'était improvisé Roi des forains. Avec sa cape rouge flamboyant et son képi, la gent féminine a eu du mal à résister au charme du bonhomme.
Première halte pour le cortège chez un confiseur : le ministre du Travail ne s'est pas fait prier pour goûter aux chichis, qui étaient apparemment à son goût. Mais bon, avouons qu'il faudrait être difficile pour ne pas les apprécier, tout comme les beignets et autres pommes d'amour qui vous font de l'œil entre les manèges enfantins et autres attractions.
L'étape suivante a emmené tout ce beau monde près d'un manège à sensations dont le nom suffit à vous faire frémir, le Salto mortale. Mieux vaut avoir le cœur bien accroché pour s'y installer, en tout cas, on n'a vu aucun élu embarquer. Alors, on a eu peur ?
Parmi les 140 métiers présents cette année, les grands classiques tels que le tir à la carabine et le jeu de palets auquel le sénateur-maire n'a pas démérité face au tenancier des lieux. L'édile a ensuite pris quelques leçons auprès de son adjoint à l'animation de la ville, passé depuis quelques années maître dans l'art de la barbe à papa. Enfin… celle confectionnée hier avait une forme plutôt bizarre mais le goût est le même alors comme ont dit, peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse…
Pendant trois semaines, les Saint-Quentinois vont pouvoir profiter de ce parc d'attraction en pleine ville qui, pour la troisième année, a pris place sur le champ de foire. Les forains ont d'ailleurs fait savoir aux élus qu'ils ne retourneraient pour rien au monde sur leur ancien emplacement, place de la Liberté.
« Onze mois que vous êtes partis, ça fait long alors nous sommes très heureux de vous retrouver à Saint-Quentin pour un mois de fête » s'est réjoui le ministre que l'on reverra sûrement sur la foire d'ici le 2 novembre prochaine, date à laquelle les forains repartiront sur les routes.
Lucie Lefebvre

L'union l'Ardennais