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Flâneries / Roger Woodward, la perfection du bout des doigts

Publié le lundi 04 juillet 2011 à 06H37 - Vu 86 fois



Comment critique un concert, si ce n'est qu'en le couvrant d'éloges ? C'est l'heureuse question qui se posait ce soir.
Avant même l'entrée du pianiste, l'annonce du programme impressionne. Trois estampes et douze pièces constituant le Livre II des Préludes de Debussy précèdent les six suites de la 6e Partita en mi mineur BWV 830 de Bach. Autant dire que les exclamations du public ne se sont pas faites attendre.
La première partie du concert mettant à l'honneur Debussy fut remarquable, tant Roger Woodward touchait de ses doigts la perfection. Sous sa stature imperturbable, la succession des pièces paraît d'une facilité enfantine. Les notes coulent laissant à la musique l'image d'une vapeur harmonique illustrée par les simples lignes mélodiques qu'il fait naître avec aisance. Plus qu'un jeu contrasté, l'artiste donne à chaque note une intensité précise, nous laissant percevoir le relief et la perspective que le compositeur voulait donner aux Préludes. Bien qu'australien, Roger Woodward paraissait être, ce soir, le digne héritier de la musique francaise.
Le jeu transcendant qui nous avait ébloui se retrouve dans l'œuvre de Bach. Sa maîtrise de l'œuvre lui permet de nous offrir une musique mise à nue et dépourvue d'artifices. Son jeu impartial laisse s'échapper des souffles d'émotivité, particulièrement lors des entrées des thèmes fugués ; chaque apparition de sujet trouve son identité, et ce, pendant toute la durée de la Partita. C'est là l'extraordinaire talent de l'artiste : donner vie et attention à chaque parcelle musicale pour nous tenir en haleine deux heures durant.
Si l'unité de ce concert est un toucher perlé et précieux au service de l'art absolu, le talent de cet artiste aura été de manier d'une main de maître deux époques totalement distinctes l'une de l'autre. Le peu de public présent peu se réjouir d'avoir été finalement une élite privilégiée ce soir. L'ovation et l'enthousiasme incitent un bis et c'est en nous comblant de La Cathédrale engloutie de Debussy qu'ici encore, et le plus symboliquement peut-être, Roger Woodward prouve l'envergure du concert achevé.

Jade GODART

 

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Alain Schydlowsky

Chàlons-en-Champagne

05/07/2011 à 03h16

Si l'amour est le moteur de l'àme,il devient flamme par la Musique et semblable à toutes les puissances créatrices du Monde qui suggère des émotions partagées qui dissipent comme par enchantement les tourments qui tournent autour de l'àme humaine pour l'élever vers la transcendance presque
céleste et assurément enchanteresse ,en versant l'ivresse et l'oubli dans nos coeurs épris .
C'est ainsi que je souhaite longue vie aux Flaneries Musicales de Reims qui ne cessent d'éblouir tout Coeur atteint,étreint ou éteint.

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