Publié le lundi 18 juillet 2011 à 10H43 - Vu 90 fois
Sonorité surprenante que celle d'un groupe de violoncelles. L'ensemble Nomos interprétait hier soir au cirque un programme des plus originaux qui réussit à étonner un public pourtant désormais habitué à ce répertoire bien particulier. Une première partie de concert très théâtrale. Quand huit violoncelles s'y mettent, ça fait des dégâts ! Et l'on se dispute, et l'on s'affirme dans « Totem » d'Aperghis. Chacun des instruments cherche à faire entendre raison au groupe, mais en vain. Univers plus cinématographique pour Kagel. Dans sa pièce « Motetten », les événements musicaux défilent tel une musique de film, transportant le « spectateur » d'atmosphère en atmosphère. Rupture, estompage de motifs, l'attention est maintenue car toujours un élément survient, pour relancer le discours, l'amplifier ou le rompre.
Dans la deuxième partie, changement d'effectif ! Quelques violoncelles viennent renforcer l'ensemble. La palette des sonorités est alors encore plus fournie et l'impact encore plus saisissant. Les motifs circulent et parcourent le Cirque avec plus d'effet, et tant mieux car la monotonie s'installe vite dans ce type de répertoire. Les bruits et sonorités défilent de plus belle dans « I Quatro Punti » de Solbiati. Moment fort du concert : le Xenakis (et si !). A l'invitation de Christophe Roy, une partie du public se déplace au centre de la piste du Cirque, se retrouvant entouré de douze violoncelles déchaînés. Une expérience à vivre.
Cédrine Zwein
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