Publié le samedi 01 août 2009 à 01H00 - Vu 14 fois
LES festivités du 14 Juillet passées, les Flâneries musicales version rabotée aussi, et après une année chargée en événements, dont certains ont disparu ou subi un petit lifting par l'équipe du chirurgien Hazan, que vont bien pouvoir faire les Rémois pendant le mois d'août ?
Eh bien à vrai dire, pas grand-chose ! En août, Reims organisera donc, comme depuis des années son célèbre festival « Il n'y a rien à faire », qui rencontre un superbe succès. Mais ne soyons pas mauvaise langue : il y aura tout de même les quatre micro-concerts prévus au Cryptoportique et quelques expos.
Les Rémois pourront aussi se rabattre sur l'opération Passeur d'images et ses nombreuses séances - deux dans le mois... - pour se divertir grâce à la municipalité. Ce qui ne fait tout de même pas lourd pour une ville aux ambitions européennes.
Le calme plat
En terme de festivités « spéciales été », on ne parle donc que de piscines ou autres bibliothèques, alors qu'une ville comme Nancy par exemple (110.000 habitants) propose une vingtaine de concerts gratuits (Thomas Dutronc ou encore Michel Fugain pour ne citer qu'eux), des spectacles et des cours de danse, également gratuits, jusqu'au 18 septembre. A Reims c'est le calme plat ou presque. Culturellement parlant, la ville est morte.
Mais pas besoin d'aller aussi loin pour s'extasier sur ce qu'organisent les autres villes. Exemple chez nos voisins picards de Saint-Quentin et leur opération Plage qui attire plus de 420.000 visiteurs chaque été.
Pourtant, après la grande consultation des Rémois et ses 8.000 réponses, la maire, dans son discours de mai dernier, affirmait pour commenter les résultats de cette concertation : « Nous avons les infrastructures qu'il faut pour animer la ville : nous avons des établissements culturels de très grande qualité. Nous avons des ressources pour le sport à Reims. Et nous avons des idées. Les acteurs associatifs sont prêts, je l'ai bien vu à l'occasion de nos nombreuses rencontres. C'est à nous, maintenant, de donner l'impulsion nécessaire. »
Une chose est sûre, c'est que cette impulsion ne montrera pas le bout de son nez cet été et que les idées doivent être en congés.
On notera aussi que les infrastructures en question ne proposent pas un concert ou un spectacle en cette période estivale.
« Nous sommes obligés de nous exporter pour faire des concerts. Je ne veux pas baver sur la Ville, mais c'est durant cette période qu'il faut organiser des trucs pour les gens. OK, nous ne sommes pas une ville côtière où, chaque soir, il se passe quelque chose. Mais la culture en été n'est pas réservée à des villes où il y a la mer. En plus, en cette période de crise, beaucoup de gens ne partent pas en vacances, alors donnons leur de quoi se divertir », expliquent Nico et Yohann, membres d'un collectif de musiciens.
Thierry ACCAO FARIAS
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez