Publié le samedi 09 mai 2009 - Vu 33 fois
Pour que les enseignants aient des outils et préparent l'évènement en amont… (Photo d'archives)
Angel Garcia
LE public scolaire forme l'un des gros bataillons du festival mondial des marionnettes : lors de la dernière édition, en 2006, ils furent 20.000 élèves (de la maternelle au lycée) sur 80.000 spectateurs payants du festival « in ».
Pour autant, aussi étonnant que cela puisse paraître, en dehors d'initiatives individuelles, il n'existait pas jusqu'alors de structure ou d'outils permettant et incitant les enseignants à faire davantage que d'accompagner leurs élèves au spectacle. Une lacune désormais comblée.
Directeur du Centre départemental de documentation pédagogique depuis cet automne, Gilles Petit a voulu se poser en partenaire du festival.
D'abord, et ce n'est pas anecdotique, la grande salle du CDDP accueillera deux représentations du « off ».
Ensuite et surtout, mercredi, a été présentée l'opération L'Atelier du regard. Gilles Petit avait invité pour l'occasion Anne-Françoise Cabanis, directrice du festival. Celle-ci a d'abord présenté une sélection de spectacles potentiellement intéressants pour les scolaires.
Avec Gilles Petit, elle a ensuite détaillé comment allait se décliner le dispositif.
« Il ne s'agit pas de ratisser un public supplémentaire, mais de proposer aux enseignants qui le souhaitent de véritables parcours pour intégrer le festival (qu'il s'agisse d'un spectacle en particulier ou de la marionnette en général) dans leur propre programme pédagogique » a insisté le directeur du CDDP.
Concrètement, un premier rendez-vous est fixé le 17 juin : une rencontre au CDDP avec Jean-Pierre Lescot, une référence de la marionnette hexagonale (et qui sera présent évidemment en septembre). Puis une seconde rencontre, le 9 septembre (invité à définir).
Nous serons alors à une encablure des trois coups du festival 2009. Pendant lequel le dispositif consistera à faire se rencontrer enseignants, scolaires et artistes après les représentations choisies.
« Un regard qualifié »
Bref, il y aura un travail préparatoire en amont sur l'art de la marionnette (et l'on sait à quel point celui-ci a évolué et s'est diversifié, sur le fond comme sur la forme), mais aussi un travail pendant voire après.
« Nous espérons que 10 à 20 professeurs s'investiront dans cette démarche » note Gilles Petit. « Pour les autres, sur le site Internet du CDDP ou celui du Festival, quand cela sera possible, un dossier pédagogique sur le spectacle sera disponible… »
« Il s'agit de jeter les bases d'un partenariat durable entre le Festival et le CDDP, y compris entre chaque festival » a de son côté souligné Anne-Françoise Cabanis. « Nous ne sommes pas que des programmateurs. C'est tout notre intérêt que, via les premiers concernés, la marionnette s'inscrive dans des projets pédagogiques. Et qu'au total, professeurs et élèves puissent acquérir un regard qualifié. »
Ph.M.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site







Réagissez