Publié le dimanche 14 octobre 2012 à 09H35 - Vu 178 fois
REIMS (Marne). Le festival rémois du roman policier a démarré hier plus fort que les années précédentes. Il faut dire qu'il a attiré quelques jolis noms du genre.
"Cet après-midi là, même les gargouilles de la cathédrale tressaillaient de joie. Comme aux premières heures de la Libération, les cloches en furie répandaient sur les toits luisants de Reims leurs volées de bronze… Quelques minutes auparavant, Jean Taittinger, le visage grave et l'allure fière, était entré dans l'immense vaisseau de pierre, tenant par la main un petit homme chenu dont la frêle silhouette semblait flotter dans son manteau sombre… »
Le Goncourt du polar est là
Vous voulez connaître la suite ? Alors rendez-vous à la maison des Comtes de Champagne ce dimanche à partir de 10 heures. C'est là en effet que se déroule, encore aujourd'hui, le festival Interpol'art, septième du nom. Festival du roman policier comme son nom le laisse plus ou moins supposer.
Les lignes qui précèdent sont extraites de l'un des nombreux ouvrages que l'on pourra découvrir sur place, Et l'ange de Reims grimaça, de Jean-Pierre Alaux, une histoire qui, on l'aura compris, se passe pour une large part dans notre bonne ville. Alors si l'ange fait la grimace, les organisateurs du salon, eux, avaient le sourire hier matin.
« Ça démarre plus fort que d'habitude, estimait le président de l'association organisatrice Jacques Michelet, en fait à chaque fois on a plus de monde ! » « C'est que l'on commence à être ancré dans le calendrier », complète le directeur de l'événement Hervé Toullec. Et c'est aussi que ce festival rémois sait attirer des jolies références du genre en question. Jean-Pierre Alaux déjà cité par exemple, c'est lui dont les polars ont inspiré la série télé Le sang de la vigne avec Pierre Arditi, ce qui n'est tout de même pas rien.
Notre PPDA national est également annoncé aujourd'hui, pour son dernier opus, Rapaces.
Et puis Interpol'art accueille même cette année l'auteur à qui vient d'être décerné le grand prix de la littérature policière 2012, « l'équivalent du Goncourt pour le roman policier », se réjouit le président Michelet : Karim Miské, pour Arab jazz.
Cette attribution est d'ailleurs tellement fraîche (elle remonte à une quinzaine de jours) que les organisateurs du festival n'ont pas vraiment eu le temps de communiquer à ce sujet. ça aurait peut-être fait venir encore plus de monde, et leur sourire aurait été sûrement encore plus large !
Antoine PARDESSUS
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