Publié le mardi 29 mai 2007 à 01H00 - Vu 79 fois
Pour le Dr Gressens, le chat n’est pas apprécié des jardiniers, ni des colombophiles.
Pour Luc Gressens, vétérinaire à Saint-Michel, Chouchou a donc été victime d’un poison convulsivant. Et s’il s’en sort, cela dépend de la quantité de poison ingérée et du seuil de tolérance de son organisme.
« Il y a deux sortes de poisons, les convulsivants, qui agissent tout de suite, puis les raticides, qui agissent, eux, au bout de 15 jours ». Le chat de Mme Thibaux a été victime d’un convulsivant, du curater en l’occurrence.
« Parmi ces produits on trouve aussi la strychnine, et puis les organo-chlorés et organo-phosphorés, de même que le Ddt ».
Les raticides, eux, provoquent par exemple une hémorragie interne tout de suite, mais qui se transforme progressivement, notamment, en anémie, avant une mort certaine.
Pour ce vétérinaire, tous ces poisons sont en vente libre (sauf la strychnine). A l’image des raticides, ils sont même parfois distribués gratuitement par les mairies !
« Dans un magasin de jardinage, on peut anéantir toute la population de la Saint-Michel ! », déplore le vétérinaire. Et d’expliquer que l’empoisonneur a plutôt intérêt à utiliser les convulsivants, car ceux-ci ne laissent que peu de chance au chat de rentrer à la maison. « Le chat peut ainsi être enterré dans un jardin, à l’écart de tout le monde ». C’est ainsi que certains chats ne reviennent jamais…
Enfin, à l’image du rôle de la haie dans la gestion écologique du bocage, le Dr Gressens explique que le chat a toute sa place dans l’écosystème ; faut-il rappeler qu’il élimine par exemple les rongeurs ?
Mais, selon lui, la solution réside plus sûrement dans le respect de cet écosystème par « l’humain » : il y a de toute évidence trop de chats errants dans la nature, un recours systématique à la stérilisation permettrait de régler en partie le problème.
M.M.
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