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Des fouilles archéologiques sur le site des Crassés

Publié le lundi 18 juillet 2011 à 11H12 - Vu 211 fois


Stéphanie Desbrosses-Dégobertière a initié les visiteurs à l'archéologie.

Stéphanie Desbrosses-Dégobertière a initié les visiteurs à l'archéologie.


Saint-Dizier. Depuis quinze jours, le site des Crassés (au Chêne Saint-Amand) fait l'objet d'une campagne de fouilles archéologiques par des bénévoles. Plusieurs tombes ont été retrouvées.

DU monde sur le site des Crassés au rond-point du Chêne Saint-Amand vendredi dernier. Objet de la visite du grand public : les portes ouvertes du chantier de fouilles.
En effet, depuis début juillet et pour une durée totale de trois semaines, une quinzaine de bénévoles « tous étudiants en archéologie ou en histoire de l'art », précise Stéphanie Desbrosses-Dégobertière, archéo anthropologue à l'Inrap (Institut national de recherches archéologues préventives), s'intéresse de près à ce chantier unique. Un espace mis au jour dans les années soixante par Louis Lepage puis bien plus tard, en 2004, suite à la découverte de tombes de chefs mérovingiens qui avaient fait l'objet d'une exposition à renommée nationale.
« Ce terrain a été racheté par la Ville de Saint-Dizier qui n'avait pas alors l'intention de faire construire. Après la découverte des tombes des chefs à quelques centaines de mètres, le site des Crassés représentait un intérêt scientifique. C'est pourquoi un dossier a été déposé auprès de l'État afin de réaliser des fouilles programmées. Il durera plusieurs années car aucun bâtiment ne sera édifié sur ce site », a expliqué aux visiteurs l'archéo anthropologue.


Mérovingiens ou carolingiens ?


Selon Stéphanie Desbrosses-Dégobertière, « les nécropoles mérovingiennes sont en général situées sur des pentes comme ici. Les meilleures terres étant réservées à l'agriculture. Cependant, la position des squelettes et l'absence d'objets indiquent qu'ils seraient de la période carolingienne. Les Mérovingiens sont enterrés les bras sur le corps contrairement aux carolingiens », précise-t-elle.
De plus, un seul linceul a été identifié pour l'instant, « près de la tombe la plus large ».
Les fosses sont, elles, très serrées et peu profondes. Des caractéristiques « de l'époque mérovingienne ».
Pour répondre à la question d'un visiteur, « les morts n'ont pas été enterrés à la hâte, dans une fosse commune puisque chaque tombe est bien différenciée, individualisée. Pour information, au niveau des enterrements, les Mérovingiens respectaient les époques antérieures et ne déplaçaient pas les tombes, par respect ».
Autant de questions qui amènent des réponses aux archéologues. La semaine prochaine, le site sera recouvert pour éviter tout pillage. « J'attends les résultats des analyses au carbone 14 pour obtenir davantage de précisions », a conclu la professionnelle.

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