Publié le dimanche 01 avril 2012 à 10H05 - Vu 250 fois
BIGNICOURT-SUR-SAULX (Marne). Le château de Bignicourt-sur-Saulx poursuit sa rénovation. Pour la réfection des peintures décoratives, le propriétaire Fabrice Provin a proposé un chantier école aux élèves de l'école Blot de Reims.
EN quelques semaines, les boiseries, les huisseries, et les portes du vestibule et de l'atrium ont retrouvé leur éclat d'antan. Un petit pas de plus vers la fin du colossal chantier entrepris il y a 10 ans par Fabrice Provin pour réaménager en chambres d'hôte le château de Bignicourt-sur-Saulx, classé monument historique depuis 2005. Les fenêtres, les portes et tous les décors en bois ont désormais l'apparence du noyer. Ce résultat bluffant est le fruit du travail de quatre élèves et de deux professeurs de l'école Blot, un institut de peinture décorative rémois créé en 1925. « C'est un des mécènes qui m'a parlé de cette école en regardant les peintures en trompe l'œil lors d'une visite du château, raconte Fabrice Provin. J'ai contacté sa directrice et nous avons convenu d'une intervention de trois semaines, faisant office de stage pour quatre élèves ».
Auparavant, l'école Blot avait notamment travaillé sur la restauration de la synagogue de Reims et des dorures de l'hôtel de ville de Rethel.
Fierté
Avec différentes peintures, des pinceaux de tailles variées, de l'application, les élèves et leurs enseignants ont imité le grain du bois, sa ronce, c'est-à-dire ses veines, et dessiné les nœuds et les déviations. « Six paires de mains ont travaillé sur ce chantier, mais il a fallu lui donner l'apparence d'avoir été fait par une seule, lui donner uniformité et une cohérence », explique Caty Houdry, professeur à l'école Blot.« Le travail en équipe et la nécessité de s'harmoniser pour que l'on retrouve la même patte a été un aspect très intéressant de ce chantier », confirme Apolline, étudiante en première année.
C'était une belle opportunité de travailler sur du concret. Les étudiants ont été confrontés à de petits imprévus et aux difficultés d'accessibilité de certaines surfaces à peindre. « Ça change de l'école où l'on est confortablement installé devant notre panneau. » Apolline et sa camarade Odile Petit, qui suit une deuxième année de perfectionnement à l'école Blot, retirent « une grande fierté à participer à la rénovation d'un bâtiment historique ».
« Elles marquent l'histoire du château, dit à leur sujet, Fabrice Provins. C'est un change gagnant - gagnant ». Logés sur place, les peintres décorateurs n'ont pas compté leurs heures.
Rémi HAVYARIMANA
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