Publié le samedi 30 juin 2012 à 11H00 - Vu 209 fois
CHATEAU-THIERRY (Aisne) La céramiste castelle Maryse Malézé participe, pour la deuxième fois, au Marché de l'art. L'occasion de dresser le portrait de cette femme qui transforme la terre en art.
BON nombre de jeunes castels l'ont croisée aux Ateliers d'art. Animatrice, puis directrice pendant huit ans de l'accueil de loisir, Maryse Malézé a eu une carrière rangée, avant de laisser libre cours à sa créativité d'artiste.
Son don pour la création ne date pas d'aujourd'hui. Passionnée par la poterie, elle avait pris la suite de Brigitte De Saint-Rémy aux Ateliers d'art, entre 1999 à 2009. « Et puis, un jour, j'ai décidé de devenir céramiste à part entière », confie l'artiste.
Elle installe son atelier dans le sous-sol de sa maison, rue du Buisson, puis organise des cours de céramique avec l'association La Chamot'in. Si sa démarche est autodidacte, elle s'est perfectionnée, en participant à des stages de formation à Chemin de Terre, à Paris.
Boulimique de travail, elle crée sans s'arrêter. « Je ne passe pas une journée sans toucher la terre », avoue-t-elle presque gênée. À ce rythme, les objets en grès émaillé ont fini par s'accumuler dans le garage. Sa première exposition a eu lieu en 2011 aux Pépinières du Point du jour, à Verdelot (Seine-et-Marne), pour les féeries de Noël. L'essai est concluant, ces pièces destinées à la décoration extérieure et intérieure plaisent au public. Maryse Malézé se lance alors sur les marchés de l'art et de la poterie.
Technique japonaise
Aujourd'hui, elle excelle dans le raku, une technique originaire du Japon, arrivée en France au XXe siècle. Au premier regard, vous reconnaîtrez les pièces en raku. « L'émail est craquelé », souffle l'artiste toujours aussi émerveillée par son métier. « Il a quelque chose de magique dans la pratique. Même si on essaie de gérer tous les paramètres, il y a toujours un effet de surprise à la sortie du four. »
Ces créations ne ressemblent à nulle autre, pas besoin de signature pour reconnaître la pâte de l'artiste. « Ça ne m'intéresse pas de suivre les modes, avoue-t-elle. Je réalise mes pièces comme si elles étaient pour moi. » Son inspiration, elle la trouve dans la nature, les couleurs flamboyantes de son jardin parfumé et les animaux qui y vivent. Elle n'a, cependant, pas oublié sa carrière passée, on trouve dans sa collection des objets poétiques sur le thème de l'enfant, comme une réminiscence de son travail d'animatrice.
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Marché au bord de la Marne : Le Marché de l’art est prévu dimanche, de 10 à 19 heures, le long de la Marne (repli au Palais des ports en cas de mauvais temps). Près d’une quarantaine d’artistes locaux et extérieurs sont attendus sur la promenade du Docteur Jean-Naudin. De la peinture à la sculpture, en passant par la céramique, les œuvres seront à vendre. La première édition avait connu un vif succès, tant pour les visiteurs que les artistes.Le marché de l'art est l'occasion pour la quinquagénaire de partager avec les locaux sa passion et surtout son monde « émaillé » de couleurs.
Isabel DA SILVA
maryse-maleze.craym.eu/
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