Publié le dimanche 15 avril 2012 à 11H05 - Vu 231 fois
REIMS (Marne). Des photos de voyage avec un rapport au sacré, c'est le thème de la première édition rémoise de Chroniques nomades. A découvrir à travers la ville.
LE festival Chroniques nomades n'est pas né à Reims mais il est désormais rémois. Grand rendez-vous de la photographie de voyage, il a été lancé hier matin depuis le cryptoportique entre d'imposants rois africains assis sur leur trône et de colorées vierges mexicaines de bimbeloterie.
« Nous sommes fiers d'accueillir ce festival à Reims. Merci d'avoir choisi notre ville comme nouvelle destination après Honfleur. Cela est pour nous l'occasion de rétablir un festival photographique à Reims. Il existait il y a quelques années Le mai de la photo », s'est félicitée la maire Adeline Hazan.
Pour sa première édition dans la ville des sacres, les organisateurs de Chroniques nomades ont choisi d'allier le voyage au… sacré. Pas moins de 16 expositions ont été réparties sur la ville. Chacune portant sur un continent, un pays, une culture et un rapport au sacré différent.
« Le plus beau de tous les voyages, c'est le voyage à travers le regard des autres », a souligné Claude Geiss, directeur artistique de l'événement.
Du ciel de Reims à celui du Chili
Sauf au palais du Tau où l'entrée est payante, les expositions sont partout en libre accès. Geneviève Hofman s'est installée à l'ancien collège des Jésuites avec ses images d'endroits sacrés. Elle y montre les hauts lieux dédiés à saint Michel et ceux consacrés à Apollon. Tout le monde y reconnaîtra plusieurs destinations fortement touristiques jamais vues sous cet angle.
Serge Brunier a tissé son ciel étoilé au cryptoportique. Son exposition intitulée voyage au cœur de la galaxie montre le ciel tel qu'on ne le voit jamais à Reims. « Je suis allé le photographier dans le désert d'Atacama au Chili là où le ciel est le plus pur ». Il a passé une trentaine de nuits couché, le nez vers les étoiles, pour réaliser son œuvre.
Frédéric Lemalet est surveillant de piscine à Courchevel pendant la saison touristique et photographe de Tibétains le reste de l'année. « J'essaie de capturer leur esprit avec mon appareil. Ils ont une énergie et une puissance rares ». Le résultat de sa passion est à découvrir au parc de Champagne.
Inutile de se précipiter, le festival s'installe jusqu'à la fin du mois de mai. Juste le temps qu'il faut pour parcourir l'ensemble des paysages et de faire connaissance avec tous ces gens du bout du monde.
Pour le lancement du festival, une rencontre publique avec les photographes est organisée ce matin à 10 h 30 au Palais du Tau.
C.F.
Information www. chroniquesnomades.com ou www.reims.fr
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