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Bilan des Flâneries / « Un vrai bonheur ! »

Publié le lundi 23 juillet 2012 à 09H30 - Vu 387 fois


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Jean-Philippe Collard,  directeur artistique des Flâneries (à gauche) et Jean-Louis Henry,  président du festival.

Jean-Philippe Collard, directeur artistique des Flâneries (à gauche) et Jean-Louis Henry, président du festival.


REIMS (Marne) Le directeur artistique a été comblé par sa première expérience aux Flâneries. Un festival qui a (re)trouvé un public. 2013 devrait confirmer les choix de Jean-Philippe Collard, reconduit par l'association.

AU moment d'évoquer le bilan du festival 2012 des Flâneries musicales, il pleut. Une belle averse au parc de Champagne, quelques heures avant le concert pique-nique. Le temps sera donc forcément le premier sujet abordé lors de notre rencontre-bilan avec un directeur artistique heureux, Jean-Philippe Collard.
« Il n'y a pas un seul nuage dans mon cœur ! Et puis, c'était aussi un temps à venir écouter de la musique dans de superbes lieux. Il n'y a eu que deux reports de concert entre extérieur et intérieur. Et je pense que celui de Demarquette, donné finalement au Cirque, y a gagné, c'était extraordinaire ! »

Comme toujours, il y a un besoin de digérer, d'analyser ces trois semaines intenses, sans oublier le superbe concert pique-nique de samedi soir (voir ci-contre). « Tout ce que j'attendais a été confirmé. C'est vraiment un plaisir d'être aux manettes, de voir que tout rentre comme pour un puzzle. J'ai eu beaucoup de chance, car les délais étaient courts, et j'ai pu respecter l'architecture du festival, avec les artistes que j'avais envie d'entendre. »
Plaisir plus étonnant pour Jean-Philippe Collard, celui d'être spectateur. « J'ai été au concert dans d'autres dispositions que d'habitude. C'est-à-dire pas après avoir répété pendant 8 heures mon piano. Là, c'était un vrai plaisir de spectateur. Imaginez le bonheur ! »

Pour le virtuose marnais, le plus difficile a été de concocter un programme en deux-trois mois. « Mais ensuite, ce n'était pas compliqué. C'était rapide, dense, condensé, mais j'ai pu compter sur l'organisation incroyable de l'association des Flâneries. Il n'y a pas eu un grain de sable. C'est une véritable Rolls, ce que soulignent d'ailleurs tous les artistes. »
Jean-Philippe Collard était directeur artistique mais aussi pianiste dans cette édition. « C'est formidable d'être partie prenante, de sentir l'humus du festival (sic). Ça me paraît nécessaire de pratiquer mon métier premier, de sentir la captation du public. »
S'il a bouclé la boucle de ses envies en 2012, il lui reste « beaucoup de choses à faire pour les Flâneries. C'est la rencontre de la musique et de la ville. Il y a un réseau de lieux très développé, mais on peut en trouver d'autres. Finalement, c'est très bien qu'il n'y ait pas de salle de concert, à part l'Opéra, à Reims, car les lieux peuvent ainsi se multiplier. Et on peut aussi sortir de Reims ».
En revanche, pas question de rééditer des concerts à la cathédrale, le son est trop mauvais. « Ou alors, sous forme de petits groupes, ou sur le parvis. Cette année, comme en 2011, c'était un passage obligé vu l'actualité (NDLR : le 50e anniversaire de la réconciliation franco-allemande), sinon… »

Une renaissance
Quant au concert pique-nique, Jean-Philippe Collard trouve intéressant « de le décaler ainsi, c'est un autre moment ». Il était 16 heures, samedi. Il ne savait pas encore que cela ferait un autre point très positif dans le bilan des Flâneries 2012, avec plus de 12 000 spectateurs ravis de ces musiques de films !

Pour 2013, c'est évidemment déjà reparti, du moins dans sa tête. « Il faut que je continue à me souvenir de 2012, à analyser cette édition. Là, j'ai plus de délai, donc moins d'excuses si ça se passe mal. » Impossible d'en savoir davantage, si ce n'est que la trame de cette année sera conservée, avec un festival qui se tiendra du 20 juin au 12 juillet, et le concert pique-nique le 20 juillet. « Et il y aura toujours la musique de chœur, la musique française et les jeunes talents. Il y a une obligation d'identification à un festival, il faut des idées fortes, des pointes qui attirent l'oreille des mélomanes. »
Après la nébuleuse édition 2011 qui avait divisé les flâneurs, qui était expérimentale, avec de bien belles choses, il ne faut pas l'oublier, 2012 se présente, comme souhaité, comme la renaissance des Flâneries, sous une forme bien différente d'il y a 23 ans. Les temps changent, le festival aussi !
 

Guillaume FLATET
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Les dernières contributions


Champ

23/07/2012 à 13h20

Avec un tel virtuose... Comme quoi, lorsqu'on met un cuisinier dans la cuisine...

mario630

23/07/2012 à 11h34

bravo à toute l'équipe des Flâneries pour cette réussite , malgré le fort handicap financier qu'ils avaient hérité de l'équipe précédente!!!

EIFFELCORRES

23/07/2012 à 11h09

Une programmation intelligente, ouverte, généreuse : Le public "populaire" (ce n'est pas réducteur) n'a pas été oublié, ce qui change agréablement des programmations uniquement dédiées aux 'initiés"... Un mélange fort bien dosé, qui a su s'ouvrir à tous les publics, les amateurs et les habitués de musique classique, et les autres, qui le deviendront peut-être, grâce à cela. Coup de chapeau à Jean-Philippe Collard. Il a tout bon !

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