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Bénévoles pour « Patrimoine vivant » Tous pour un… festival

Publié le dimanche 12 septembre 2010 à 11H00 - Vu 115 fois


Que serait une manifestation telle que Patrimoine vivant sans ses bonnes volontés qui participent à l'organisation et anime les lieux ?

Que serait une manifestation telle que Patrimoine vivant sans ses bonnes volontés qui participent à l'organisation et anime les lieux ?


ILS ont fait une petite croix sur le calendrier depuis longtemps et ne rateraient ces trois jours pour rien au monde. Ils répondront présent pour la 15e édition, au parc Saint-Joseph les 17, 18 et 19 septembre. La plupart des 80 à 100 personnes affairées, chaque jour, lors du festival « Patrimoine vivant », sont là pour le plaisir. Souvent, ils se sont même faits des amis dans « la grande famille des bénévoles ». Et ils sont fidèles depuis des années. C'est le cas de ceux qui font partager leur expérience.
4 « On avait nos repères »
Certains viennent même en couple ou en famille. Comme Isabelle Thellier, son mari et leur petit garçon de dix ans. « Il donne des coups de main, c'est de la main-d'œuvre pour plus tard », relativise la maman. C'est elle qui s'est lancée dans le festival. Cette Castelle, résidant désormais à Connigis, est ravie de garder le contact ainsi avec la cité du bon Jean. Elle fréquentait d'ailleurs le festival. « J'y suis allée pendant quelques années en touriste », jusqu'au jour où Pierre Majek, de l'organisation, mais aussi collègue de travail d'Isabelle Thellier, lui a proposé de s'occuper de la restauration. « Je m'occupais du self, où on travaillait. » CQFD ! Depuis, elle est aux manettes pour les repas de tous les bénévoles et artistes, avec son mari, venu la rejoindre depuis. Si lui ne pourra, cette année, se libérer que samedi après-midi, elle sera sur place dès vendredi soir. « Il faut que je prenne mes marques dans ce nouveau lieu, prévoit-elle, pour que ce soit parfait ». « On avait nos repères », remarque Isabelle Thellier, responsable de quelque 400 repas par jours. « On se donne à fond pendant trois jours », affirme cette bénévole abordant son 3e festival.
4 On cherchait à rendre service
Alimentation également, mais pour le public, du côté de Chrislaine et son époux Jean-Claude Gruzon. Ils se consacrent à la vente de sandwich, frites, gâteaux et café « depuis bien cinq ans ». Une annonce dans notre journal a provoqué le déclic : « On cherchait à rendre service », raconte Chrislaine, ravie « c'est plaisant, on voit du monde ». Depuis, le couple s'est fait de nombreux « copains » et elle se réjouit : « Ça aide à savoir ce que font les autres. » Maintenant, tous deux participent, de la même manière, à d'autres manifestations tout au long de l'année. Car le côté famille de bénévoles est ce qui plaît le plus à Chrislaine : « On fait la fête, on rencontre des musiciens, ils jouent des choses rien que pour nous. » Elle n'est pas prête d'abandonner.
4Derrière la scène et devant l'écran
Julien Larivière, lui, va faire sa quatrième année. Mais, là, il s'agit d'années pleines puisque le festival ne s'arrête pas, pour lui, après les trois jours d'animation. « Je suis le webmaster du site », révèle-t-il. Pour le festival lui-même « j'aide surtout à la scène », explique-t-il, se souvenant avoir rencontré Corinne Majek et évoqué avec elle une participation, « j'aime bien le bénévolat ». Avant, il n'était jamais venu au festival, « mais j'en avais entendu parler ». Aujourd'hui, il le voit d'une manière différente du public : « J'aime bien rencontrer les groupes, les bœufs… »
4 Une action d'étudiants
Mélanie Bisson ne devait pas rester si longtemps parmi les bénévoles du festival. Elle est arrivée en 2006 avec deux camarades : « Nous étions au lycée Jean-de-La-Fontaine et, dans le cadre de nos études, nous devions intégrer une association pour occuper un poste de secrétariat. » En fait, elle s'est rapidement rendue aux réunions de préparation du festival et le petit groupe s'est attaché à recréer un marché artisanal : « Nous devions trouver les artisans », raconte la jeune femme, toujours parmi les organisateurs. « J'ai continué car je m'intéresse à la période médiévale ». Aujourd'hui, elle participe aussi bien avant que pendant et après : « l'administratif, le service des frites, l'accueil du public », même si la pédale douce est de mise cette année pour cette femme enceinte. Elle reviendra peut-être avec son rejeton…
Laurence PICANO

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