Publié le jeudi 12 juillet 2012 à 09H41 - Vu 133 fois
Le Sparnacien Frédéric Marniquet achève la couverture de son deuxième Sherlock Holmes : « Sherlock Holmes et le club de la mort », sorti à la rentrée.
EPERNAY (Marne). Avec « 35 minutes pour sauver Londres », Frédéric Marniquet nous emmène dans les installations les plus secrètes d'Eurotunnel. Avec Latimer du M16, on se lance sur les traces d'une organisation criminelle internationale, sur fond de crise financière et de pénurie pétrolière au Royaume Uni.
Al'approche des jeux olympiques, le monde entier regarde vers la Grande Bretagne. Avec « 35 minutes pour sauver Londres », l'illustrateur et scénariste de bande dessinée Frédéric Marniquet nous entraîne dans un monde viril d'aventure fiction accessible à tous, comme le Shuttle. Comme écrivait Audiard dans « Le cave se rebiffe », « J'donne pas dans les matinées enfantines », confesse le Sparnacien.
De son enfance bercée par Tintin, Michel Vaillant, Astérix, Gaston Lagaffe ou Spirou, il avoue un fort penchant pour les scénarios chargés en testostérone où les filles sont plus des faire-valoir que des personnages à part entière.
Espionnage moderne
Dans cet opus qui sort officiellement ce jeudi, en France et en Angleterre, Marniquet délaisse pour la première fois l'époque victorienne et ses calèches, où il se complaît dans la plupart de ses albums, pour dessiner des modes de transport plus contemporains, TGV, voitures, hélicos…
Un vrai challenge, où il réussit à adapter son style à de l'espionnage moderne. Il s'est même fait violence jusqu'à ajouter une histoire d'amour qui finit par un baiser… A l'illustration, Marniquet, au scénario, Marniquet mais aussi Bonnot, un pseudo sous lequel se cache l'un de ses plus fidèles compères…
Grâce à un partenariat avec Eurotunnel, les scénaristes ont pu visiter les installations interdites au public, comme le troisième tunnel de service, et truffer la BD d'informations vérifiées.
Tout commence quelque part en mer du Nord, le 14 mai 2012. Le M16, service de renseignement de Grande Bretagne, confie à Terence Latimer, l'un de ses meilleurs agents à peine rentré des Balkans, la mission de surveiller l'acheminement d'un mystérieux convoi censé remettre sur les rails le système économique britannique. Mais Cobra, une organisation criminelle internationale, a recruté des mercenaires pour faire capoter ce ravitaillement de la dernière chance à son arrivée dans l'Eurotunnel. Latimer réussira-t-il à déjouer les plans de cette mafia d'un nouveau genre ? La sortie de l'album est annoncée pour aujourd'hui, avec un tirage entre 7 000 et 10 000 exemplaires. Eurotunnel en a réservé quelques milliers. A lire en traversant le Shuttle ?
« Partenariats dans le champagne »
« J'avais envie d'enquêtes, que ça bouge mais avec de la réflexion », confie Frédéric Marniquet. Il s'est tellement piqué au jeu, qu'il envisage d'autres partenariats avec d'autres sociétés, « pourquoi pas avec des maisons de champagne ou avec la Région », suggère-t-il. Marniquet, dont la grand-mère dizicienne lui disait que son nom signifiait « Petit Marnais » en patois, est Champenois depuis le XVIe siècle. « J'aimerais aussi faire un polar qui se passerait dans la région. » Rien ne presse, actuellement il se partage entre quatorze projets, qu'il soit à l'écriture des scénarios, ou aux essais de dessin. « Une page me prend environ deux jours. » L'illustrateur est fidèle aux stylos d'architectes ou feutres pinceaux, selon les effets qu'il souhaite obtenir. « Un album représente 44 à 46 pages. J'ai de plus en plus envie de faire des planches avec de plus grandes cases, pour que ce soit moins compact. » Il est déjà en train d'achever la suite de « Retour à Baskerville hall », intitulé « Sherlock Holmes et le club de la mort ». Un concept d'histoires originales s'appuyant sur les archives secrètes fictives de Sherlock, publiées après sa mort par Watson. Tout en respectant l'œuvre de Conan Doyle, bien sûr. Infatiguable, notre talentueux Marniquet est déjà en train de songer à la suite, « Sherlock Holmes et le Maharadjah ». Son secret ? « J'adore ce que je fais ».
Fabienne NOUIRA HUET
« 35 minutes pour sauver Londres, ou « Saving London in just 35 minutes » aux éditions 12 Bis. En vente 13,90 euros dans toutes les bonnes librairies.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site




