Publié le jeudi 16 août 2012 à 09H40 - Vu 244 fois
MARNE. Membre de la famille « greeters en Champagne », Annie Géraut emmène gratuitement les gens faire un tour sur la Montagne de Reims. Une promenade grisante, au milieu des vignes et au cœur du patrimoine champenois.
TOMBÉE sous le charme de cette balade fleurie à la tombée de la nuit, il y a deux ans, Annie Géraut a souhaité la partager avec d'autres.
Cette habitante de Montchenot, où elle tient une chambre d'hôtes, se fait un plaisir d'emmener en balade ceux qui le souhaitent à la découverte de Villers-Allerand, de la Champagne et du champagne.
Et si la promenade est agréable, mieux vaut se chausser correctement pour marcher dans les vignes en bordure de la Montagne de Reims et se munir d'une lampe torche.
Histoires et légendes
La balade débute devant l'église Sainte-Agathe.
« Une vierge sicilienne, née à Catalonne, au pied de l'Etna, qui mourut en 251 parce qu'elle refusait de se donner au proconsul Quientianus et préférait consacrer sa vie à Dieu », raconte avec emphase Annie, greeter en herbe (lire encadré), certes ; mais qui sait comment captiver son auditoire. « J'ai passé toute ma vie à raconter des histoires, plaisante l'ancienne institutrice. Et je continue… »
Puis elle guide ses visiteurs à travers les rues et ruelles de Villers-Allerand, où l'eau ne tarit point.
Le village compte nombre de sources et donc de fontaines. Après un peu de grimpette la visite se poursuit en bordure de la Montagne de Reims, au beau milieu des vignes et sur le Mont Joli.
La cathédrale au soleil couchant
Elle en profite pour poser une petite colle à ses visiteurs : « Savez-vous ce que sont ces petites capsules de couleur marron accrochées aux vignes ? »…
« Des sortes de pilules contraceptives pour les insectes nuisibles à la vigne. explique-t-elle. Elles désorientent les mâles et empêchent donc les femelles d'être fécondées. ».
Impossible, de ne pas parler « champagne » en ces lieux. La guide d'expliquer que la quantité de raisins récoltée est limitée. « Le surplus est laissé par terre. » Mais, elle, s'est arrangée avec un vigneron pour avoir le droit d'en ramasser et en faire de la gelée de raisins noirs et de la confiture raisins-pommes. « C'est meilleur que la confiture de figues avec le foie gras à Noël. » Reste à lever les yeux pour apprécier la vue sur Notre-Dame de Reims au soleil couchant, pendant qu'Annie conte aux promeneurs comment les habitants ramassèrent les pavés, après guerre, les posant à côté du Palais du Tau pour la reconstruction et comme les vitraux de Marc Chagall valent le détour. Car en ambassadrice d'une terre qu'elle a adoptée de cœur - Annie est originaire du Nord Pas-de-Calais, venait voir son cher et tendre à Fère-Champenoise et s'y est toujours sentie comme en vacances - elle parle de sa richesse, conseille la visite de caves, de sites historiques et anime même sa petite randonnée d'un quiz sur les bouchons de champagne.
Enfin, lorsque la nuit tombe et que la ville s'illumine, ce point de vue offre un nouveau tableau à admirer. Le point d'orgue de cette promenade de deux heures.
Lélia BALAIRE
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politinco
16/08/2012 à 17h24
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