Publié le mercredi 04 novembre 2009 à 01H00 - Vu 9 fois
Le pianiste Vahan Mardirossian a accompagné l'orchestre des jeunes.
Fot. BRUNO FIDRYCH
Par Cédrine ZWEIN
Ils ont tous entre 15 et 25 ans et ils ont monté le programme de leur nouvelle saison en une semaine… Les instrumentistes de l'orchestre des jeunes de la grande région, sous la direction de Jacques Mercier, ont fait une très bonne première, samedi soir, au Conservatoire de Reims. Pourtant, le programme n'était pas évident et demandait de l'attention, ainsi qu'une bonne connaissance des œuvres, surtout dans des morceaux narratifs tels que l'Oiseau de feu et Kikimora. La principale qualité de cet orchestre : son investissement et son envie de bien faire, faisant oublier alors le manque d'élan que l'on pourrait lui reprocher parfois, notamment dans certains passages du Concerto pour piano.
Sous la baguette de l'excellent Jacques Mercier, ces jeunes musiciens se sont donnés au maximum afin de montrer le meilleur d'eux-mêmes et de répondre aux intentions précises de leur chef. Dans Kikimora, les instrumentistes paraissaient s'amuser de cette vilaine sorcière : étrangeté du timbre, voix grinçante… tout était là pour que le public puisse y croire. La danse infernale du Katshei était saisissante par son dynamisme et dans la danse de l'Oiseau de feu, on pouvait parfaitement s'imaginer l'oiseau tentant de s'envoler. Ce concert accueillait le pianiste Vahan Mardirossian, venu interpréter le très romantique Concerto pour piano et orchestre du compositeur Grieg. Ce pianiste, connu des Rémois pour ses qualités humaines et musicales, a montré une nouvelle fois son talent et sa grande générosité. Souriant, décontracté et investi : c'est un vrai plaisir que de l'entendre et de le voir jouer. Plaisir visiblement partagé par les musiciens de l'orchestre.
Lorsque l'on a proposé au pianiste de participer à cette nouvelle saison, il n'a pas hésité une seconde : « J'ai tout de suite dit oui, livre le pianiste à la fin du concert. Se retrouver avec des jeunes est l'une des plus grandes joies que l'on puisse avoir. J'aime leur sincérité : ils vous disent quand ça leur plaît. Et voir le petit quelque chose qui brille dans leurs yeux… c'est extraordinaire. Cela me réjouit ».
Il est vrai que l'on ressentait cette osmose entre le soliste et les musiciens, et plus particulièrement dans le 2e mouvement du concerto, mouvement très poétique et romantique. « Quand je les vois aussi heureux, cela me donne encore plus envie de m'amuser ! », ajoute le virtuose. Le public ne demande pas mieux !
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