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Au ciné cette semaine (bandes-annonces)

Publié le mercredi 05 octobre 2011 à 11H00 - Vu 86 fois


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Une comédie d'Éric Lavaine avec Franck Dubosc, Valérie Lemercier et Gérard Darmon.

Une comédie d'Éric Lavaine avec Franck Dubosc, Valérie Lemercier et Gérard Darmon.


Découvrez les trois films de la semaine passés au crible par Fabrice Littamé et leurs bandes-annonces.

Dream house / Du cauchemar au rêve (**)

Dans « Dream house », Jim Sheridan mélange intelligemment le vrai et le faux, le réel et le fantastique, les vivants et les morts. Il y explore un monde parallèle au nôtre.
L'histoire s'attache dans un premier temps à la description d'un couple heureux avec ses deux fillettes. Mais la maison dans laquelle il vient d'emménager devient peu à peu inquiétante avec des bruits étranges comme si elle était hantée.
Un inconnu rôde même la nuit dans le jardin. En menant son enquête, le père découvre que les membres d'une même famille, une mère et ses deux filles, y ont été tués cinq ans plus tôt.
Le mari a été désigné comme le coupable de ce carnage. Toujours en vie, il a été interné.
Même s'il dévoile le pot aux roses trop tôt et signe un dénouement un peu hollywoodien, le réalisateur de « Au nom du père » a bien mené ce thriller plein de suspense qu'il a jalonné de fausses pistes jusqu'au rebondissement final. Il l'a aussi nourri de symbolisme comme cette neige immaculée qui, en tombant dès les premières scènes, semble laver le sang du passé.
Entre Naomi Watts et Rachel Weisz, ses deux partenaires féminines de tempérament, Daniel Craig interprète avec intensité, jusque dans son regard fiévreux, un homme embarqué dans un double voyage émouvant outre-tombe et dans les méandres de sa mémoire. Il incarne une sorte d'Orphée des temps modernes à la recherche de son Eurydice perdue. Tout en virant au cauchemar pour son personnage principal, « Dream house » reste un film de rêve.

Durée : 1h31. À Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières, Chauny, Hirson, Laon, Reims multiplexe, Saint-Quentin et Soissons.

 

Bienvenue à bord / La croisière prend l'eau (*)

Amorcé par un préambule de haute volée, « Drive » mérite amplement le prix de la mise en scène obtenu au dernier festival de Cannes. Nicolas Winding Refn, le réalisateur de « Pusher » qui l'avait révélé en 1996 sur la scène internationale, y livre un fabuleux exercice de style sans jamais être pédant.
Ce Danois qui vient de fêter ses 41 gratifie l'œil d'une variété de plans unique. Il filme ses protagonistes sous tous les angles, notamment de dos, opte de temps en temps pour un cadrage large, s'amuse avec des effets de ralenti, prend du recul par rapport à l'action avec des vues prises du ciel, se permet une surimpression de deux séquences, montre une lutte en ombres chinoises ou encore accompagne certains moments musclés de ce thriller d'une musique plus douce qui intervient en contrepoint.
Le caractère très esthétique de sa réalisation aurait pu nuire au genre noir de ce film qui se développe en général selon des codes précis, privilégiant le rythme et le suspense en excluant toutes fioritures. Son propos esthétisant sert au contraire cette histoire somme toute assez classique d'un héros ténébreux et solitaire dont on ne connaît pas le passé, encore moins l'avenir avec une fin ouverte. Par amour pour sa voisine de palier, mère d'un petit garçon pour lequel il éprouve aussi un tendre sentiment, il offre ses talents d'as du volant au mari et père, fraîchement sorti de prison, lors d'un casse qui tourne mal.
Les règlements de compte qui s'ensuivent permettent au cinéaste d'aborder l'un de ses thèmes de prédilection, la violence, lors de passages particulièrement sanglants. Son personnage principal de pilote suggère cette ambiguïté quand, sous son apparence tranquille, il libère subitement une bestialité contenue en lui.
Par un jeu sobre, entrecoupé d'éruptions de rage, l'acteur Ryan Gosling traduit l'ambivalence de cet individu secret, discret, paisible qui se métamorphose en bête à tuer jusqu'à un dénouement qu'il accomplit comme une catharsis expiant son comportement violent et des fautes passées. Il mène « Drive » sur les chapeaux de roue.

 

Durée: 1h40. À Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières et Reims multiplexe.

Drive / Mené sur  les chapeaux de roue (***)

Amorcé par un préambule de haute volée, « Drive » mérite amplement le prix de la mise en scène obtenu au dernier festival de Cannes. Nicolas Winding Refn, le réalisateur de « Pusher » qui l'avait révélé en 1996 sur la scène internationale, y livre un fabuleux exercice de style sans jamais être pédant.
Ce Danois qui vient de fêter ses 41 gratifie l'œil d'une variété de plans unique. Il filme ses protagonistes sous tous les angles, notamment de dos, opte de temps en temps pour un cadrage large, s'amuse avec des effets de ralenti, prend du recul par rapport à l'action avec des vues prises du ciel, se permet une surimpression de deux séquences, montre une lutte en ombres chinoises ou encore accompagne certains moments musclés de ce thriller d'une musique plus douce qui intervient en contrepoint.
Le caractère très esthétique de sa réalisation aurait pu nuire au genre noir de ce film qui se développe en général selon des codes précis, privilégiant le rythme et le suspense en excluant toutes fioritures. Son propos esthétisant sert au contraire cette histoire somme toute assez classique d'un héros ténébreux et solitaire dont on ne connaît pas le passé, encore moins l'avenir avec une fin ouverte. Par amour pour sa voisine de palier, mère d'un petit garçon pour lequel il éprouve aussi un tendre sentiment, il offre ses talents d'as du volant au mari et père, fraîchement sorti de prison, lors d'un casse qui tourne mal.
Les règlements de compte qui s'ensuivent permettent au cinéaste d'aborder l'un de ses thèmes de prédilection, la violence, lors de passages particulièrement sanglants. Son personnage principal de pilote suggère cette ambiguïté quand, sous son apparence tranquille, il libère subitement une bestialité contenue en lui.
Par un jeu sobre, entrecoupé d'éruptions de rage, l'acteur Ryan Gosling traduit l'ambivalence de cet individu secret, discret, paisible qui se métamorphose en bête à tuer jusqu'à un dénouement qu'il accomplit comme une catharsis expiant son comportement violent et des fautes passées. Il mène « Drive » sur les chapeaux de roue.

 

Durée: 1h40. À Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières et Reims multiplexe.

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Robert-Henri D.

Proche SEDAN

05/10/2011 à 15h28

On a un bis de la critique de "Drive" et rien sur "La croisière", et le tout se présente en méli-mélo!

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