Publié le mardi 11 novembre 2008 à 01H00 - Vu 36 fois
Le petit Logan a été officiellement diagnostiqué comme atteint de troubles autistiques.
Nathalie Diot
«JE me demande combien de parents sont chez eux à attendre comme moi une AVS (auxiliaire de vie scolaire) ? » Cindy Dornel est la maman d'une petite fille, Jade, 5 ans et d'un garçon Logan, 4 ans. Ce dernier a été « officiellement diagnostiqué comme atteint de troubles autistiques », il y a deux ans. Comme l'encourage la loi de 2005, il est scolarisé et va chaque matin à l'école Louis Hanot en classe de moyenne section. Problème : depuis septembre, il attend l'AVS qui lui a été attribuée.
À la veille des vacances de la Toussaint toujours rien. Cette attente pèse.
Après plusieurs mois de démarche, le dossier constitué avec la maison départementale des personnes handicapées était pourtant bien bouclé et le 24 juillet, un papier officiel assurait la recrue pour la période du 1er septembre 2008 au 1er juillet 2009. Mauvaise surprise le jour de la rentrée quand Logan et sa mère découvrent qu'il n'y a personne pour s'occuper de lui.
« Je ne reproche rien à la maîtresse. Elle est vraiment super et fait tout ce qu'elle peut. Mais ce n'est pas son rôle, elle a d'autres élèves que Logan. » Et le petit garçon qui a « énormément de capacités » n'est pas facile à canaliser : problème de concentrations, réactions d'angoisse aux contrariétés… Il a vraiment besoin d'une personne qui s'occupe de lui pour « le reconcentrer, le calmer, le motiver et l'intégrer à la classe ».
Après avoir cherché quelque temps des explications, la jeune maman a découvert que l'AVS qui devait être attribuée à son fils a préféré un poste à 35 heures en CDI plutôt qu'un 20 heures renouvelables tous les 6 mois. « Je la comprends ! » souligne-t-elle. Et de pointer du doigt un problème de fond : la précarité du statut de l'AVS et sa formation.
« Ce sont des contrats aidés ou solidarités, recrutés parce qu'ils ont une expérience avec des enfants. Mais pas avec des enfants handicapés. Ils suivent une formation d'une journée et sont envoyés dans l'école. »
Nouvelle adhérente de l'Adapei, la jeune femme ne veut pas agir pour elle seule : « Ma démarche n'est pas égoïste. Je sais qu'il y a d'autres cas dans mon école. Je fais nouvellement partie de l'Adapei présidée par Brigitte Loison également membre de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Nous invitons toutes personnes rencontrant ce genre de problème à se faire connaître afin de savoir combien d'enfants sont encore en attente d'AVS dans les Ardennes. » La jeune femme est prête à déplacer des montagnes.
Nathalie Diot
Contact : 06.61.77.78.94. ou 03.24.32.73.57. ou adapei08@wanadoo.fr
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