Publié le mardi 03 février 2009 - Vu 7 fois
David Dupuis a constitué, depuis son divorce, un épais dossier contre son « ex ».
GGM
Au bout de dix-neuf ans de mariage, sa femme en a eu marre de lui et elle l'a mis dehors, du jour au lendemain, sans même, dit-il, « que je puisse prendre de quoi me changer ». Il a momentanément trouvé refuge chez ses parents, puis a trouvé une location, tandis qu'elle obtenait le divorce, qui s'est finalement traité à l'amiable. Et c'est elle qui a la garde de leurs trois enfants.
Mais, depuis trois ans et demi, David Dupuis se bat néanmoins pour faire réévaluer la pension mensuelle qu'il doit verser à son « ex », soit 100 € pour elle et 255 € (85 € x 3) pour ses enfants, au motif qu'il n'y arrive plus. « Pour les enfants, pas de problème. Mais je ne vois pas pourquoi je dois lui verser quelque chose à elle qui m'a déjà tout pris. Elle n'a qu'à travailler ! » Titulaire d'un dossier de surendettement à la banque de France, ce qui signale sa situation déjà précaire, il a à payer son loyer de 450 €; il doit rembourser « les crédits de madame » dont une cuisine équipée qu'ils avaient acquise juste avant la séparation ; il lui a fallu racheter un minimum de meubles et il doit également payer les mensualités d'une voiture, qui lui est indispensable pour aller chaque jour travailler chez Arcelor à Mouzon, voire pour aller chercher ses enfants quand il en a le droit de visite.
Tant et si bien qu'une fois qu'il a tout « sorti », dès qu'il touche sa paie, il ne lui reste quasiment plus rien (143 € !) pour vivre sur les 1.500 € mensuels qu'il perçoit.
Or, voici que son « ex » a demandé une revalorisation de sa pension alimentaire et elle exige, par ailleurs, le versement d'une pension compensatoire pendant huit ans, à hauteur de 250 €, une mise en état du dossier devant intervenir prochainement !
En situation de chômage partiel dans son entreprise, tous les vendredis depuis un mois, ce qui n'arrange évidemment pas les choses, David Dupuis ne sait plus à qui s'adresser pour qu'on prenne son cas en considération, car son avocat lui a fait valoir que, du moment qu'il travaille, il n'est pas possible de l'exonérer de ses obligations vis-à-vis de sa famille.
« Si mon ex obtient ce qu'elle réclame, ce n'est donc même plus la peine que je travaille », dit-il accablé.
Du coup, il envisage carrément de se rendre insolvable, voire d'entamer une grève de la faim. « De toute façon, je n'ai plus rien à perdre », menace-t-il.
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