Publié le lundi 21 septembre 2009 à 01H00 - Vu 26 fois
Les élus ont préparé un arbre pour exposer les photos anciennes.
Laurenec PICANO
«IL y a quand même eu une distillerie ». Le maire d'Ambrief, Nicolas Bertin, comme Serge Alexandre et Murielle Felczak, 1er et 2e adjoint, est formel : le passé de cette petite commune de 75 habitants est riche.
Outre cette activité économique du XIXe siècle, il y a surtout le souvenir de la Première Guerre mondiale et les fameuses pierres gravées par les soldats. Des souvenirs que la municipalité veut mettre en valeur ce dimanche à travers une exposition de photos glanées ici et là et prêtées par les familles. « Nous scannons et rendons immédiatement », précise d'ailleurs l'adjointe, consciente des difficultés de certains à se séparer de ces documents précieux de la mémoire familiale.
Monuments
Un couple convolant en justes noces, d'autres mariés et leurs invités, un groupe de jeunes… la vie quotidienne est dévoilée dans les quelque 150 images prêtes à être montrées, dimanche, en parallèle de la première brocante communale. Pour les mettre en valeur, Serge Alexandre est allé chercher un orme dans la forêt. Il trône maintenant dans la salle polyvalente. Les plus récentes rappellent les inondations de 1993 et les plus anciennes datent, pour la plupart, de cette Grande Guerre qui a particulièrement marqué les lieux : « Les soldats venaient s'y reposer, c'était un endroit abrité du front », remarque le maire.
C'est à ce moment-là qu'ont été décorées les fameuses pierres, dont douze ont été trouvées, côte à côte, sur un mur de bâtiment agricole mais d'autres, aussi, seraient nichées dans les caves et propriétés privées ou en divers endroits de la commune.
Ces douze-là ont, d'ores et déjà, retenu de nombreuses attentions, celle du Conseil d'architecture, d'urbanisme et d'environnement (CAUE) de Laon ainsi que celle de Soissonnais 14-18 comme le signale le maire. Il annonce d'ailleurs qu'un monument devrait être réalisé dans les années à venir, aux côtés de la plaque sur laquelle figurent les noms des habitants morts pendant les guerres.
Maisons vacantes
Ce dimanche sera le moment d'évoquer le sujet, mais, aussi, tout simplement de se retrouver. Si beaucoup de familles habitent le village depuis longtemps, il y a les nouveaux, c'est pour les rencontrer que ce temps fort a été voulu.
« Il n'y a plus que Noël qui réunissent les habitants» déplorent, en effet, les élus.
Ils souhaiteraient même accueillir de nouveaux venus, pourquoi pas dans les « trois ou quatre maisons vacantes » dont parle Nicolas Bertin.
Des endroits qui manquent parfois d'entretien, à la grande déception des élus, constatant qu'un employé communal s'occupe de l'ensemble du village. Ils souhaiteraient une harmonie avec les lieux privés.
Laurence PICANO
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