Publié le vendredi 22 janvier 2010
« Je fais appel aux anges quand je cale… »
Francois NASCIMBENI
Un public de fidèles, à l'image du chanteur au physique d'éternel étudiant ou de gendre idéal.
Ici, pas de démonstrations d'enthousiasme outrancier, pas de débordements juvéniles. Comme on l'a toujours connu, il chante le calypso, les alizés, accompagné parfois au luth, en référence à des tranches de vie, des événements qui l'ont marqué.
Au bout de quarante ans de carrière, c'est en solo qu'il a « commis » un nouvel album, sans Laurent Voulzy, son complice des premières heures. Il l'a déroulé mercredi soir au Millesium, entrecoupé de références plus anciennes…
Soudan, mon Soudan… les vendeurs de shit qui bloquent les ascenseurs… les victimes des passeurs… elle danse pour oublier… le jour se rêve… pardon… autant d'images qui reviennent à l'esprit comme un kaléidoscope fou.
Avec l'intermède de la fille à la queue-de-cheval, l'histoire est plaisante, bien amenée, mais la chute laisse le public sur sa faim.
A moins d'un message au sens caché. Mais les artifices, pas plus que les effets musicaux tonitruants, ce n'est pas le truc d'Alain Souchon.
Un chanteur, dont on entend les textes, joliment accompagné par ses musiciens. C'est ce que le public du Millesium attendait.








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