Publié le mercredi 14 octobre 2009
David Liot, directeur du musée des Beaux-Arts, était l'invité du Club 89.
Francois NASCIMBENI
« Il faut s'interroger sur le positionnement du musée de Reims par rapport au niveau national et européen. » Invité par Gloria Cicile de la Croix, présidente du Club 89, à évoquer le problème du futur nouveau musée des Beaux-arts, David Liot, le directeur, a retracé l'historique de cette institution.
Amusés, les participants ont appris qu'au XIXe siècle, il avait été envisagé d'utiliser la Porte Mars… comme entrée du musée ! Pour David Liot, le musée se voudra d'abord à vocation régionale et sociale : « Il faut permettre aux enfants de vivre un musée à leur niveau, aux adultes de le vivre autrement. » Il y voit « des espaces modulables, permettant un dialogue entre les arts, la danse, la musique » et estime qu'il faut renouveler l'accrochage, avec « des espaces permanents qui puissent aussi être des espaces d'événements ».
Grosse incertitude
On ne sait pas encore où se trouvera exactement le musée dans le quartier du Boulingrin, « un lieu de vie avec un marché qui s'est développé autour des arts ». Les architectes se penchent sur le choix de l'emplacement, en fonction des contraintes : accès des véhicules, camions, parking. « Quand on fait une exposition ambitieuse, il faut un quai de déchargement. » Il convient en tout cas de « jouer le dialogue avec le patrimoine historique de la ville, l'art déco et le fonctionnalisme des Halles ». Les collections seront enrichies d'œuvres de designers « qui montrent que Reims a été une ville audacieuse ».
David Liot imagine « des passages entre les halles et le musée, ou des passerelles, pour que les gens puissent venir y faire une pause entre leurs courses ». Il y verrait bien un art dans la rue : « qu'à partir de son parvis, il y ait de l'art contemporain pour que le musée sorte de ses gonds ».
Que faire des œuvres en attendant que le nouvel édifice soit construit ? Une réflexion est en cours sur une structure nomade et démontable « permettant de faire connaître ce musée dans les quartiers et dans le pays rémois ».









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