Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

A l'école de la musique, de la danse et du théâtre

Publié le dimanche 30 septembre 2012 à 11H00 - Vu 92 fois


1 2 3 4 5
Les plus jeunes sont éveillés

Les plus jeunes sont éveillés


transmission. Le conservatoire à rayonnement régional de la ville de Reims chouchoute les amateurs et forme des professionnels de la musique, de la danse et du théâtre. Exceptionnellement doté et grâce à une formidable équipe d'enseignants, il promet le plaisir et l'excellence.

Si les conservatoires de musique conservent leur réputation d'élitisme, de temple sacré aux portes infranchissables à qui ne montre pas dès quatre ans un don exceptionnel, à Reims, il n'en est rien. Bien au contraire. Pour preuve, les multiples implantations dans les maisons de quartier où se pratiquent les cours d'éveil à la musique et à la pratique d'un instrument dès le plus jeune âge. Un rayonnement véritable qui dépasse largement les frontières de l'arrondissement vers les écoles de musique de Châlons et d'Épernay pour la Marne et plus largement encore avec les conservatoires de Troyes et de Charleville-Mézières pour les grands élèves.
C'est une maison mère dont Gilles Herbillon vient tout juste de prendre les commandes en remplacement de Vincent Dubois qui a rejoint le conservatoire de Strasbourg. Directeur du conservatoire de Troyes depuis 1993, ce trompettiste de formation est également compositeur et chef d'orchestre. « J'ai commencé à jouer dans un orchestre d'harmonie », confie le nouveau patron originaire de Bar-le-Duc qui affiche justement une sensibilité particulière pour les pratiques amateurs. Il est prêt à faire profiter le conservatoire à rayonnement régional d'une capacité d'innovation et d'une ouverture d'esprit qui ont prouvé leur efficacité à Troyes pour faire entrer dans la grande maison rémoise toutes les musiques jusqu'au plus haut niveau.
« Pour entrer au conservatoire, il faut avant tout être motivé et autonome dans le travail, indique Gilles Herbillon qui sait que dans une autre dimension, si l'on a un projet professionnel, le métier ne fait pas de cadeau. »
« Tout dépend où l'on met la barre. On peut devenir un excellent musicien amateur et se faire plaisir toute sa vie ou en faire son métier. Le conservatoire est là pour permettre tous les parcours et s'ouvrir à toutes les musiques. » Le nouveau directeur n'a pas peur d'évoquer les musiques et les danses actuelles, qui demandent des moyens que les ados autodidactes n'ont pas sauf à choisir le rap ou le hip-hop. « C'est le rôle du conservatoire d'offrir une formation classique mais aussi de s'ouvrir aux pratiques de notre temps. Il existe ici un atelier de chansons rock. »
« L'atout essentiel ici, c'est l'environnement. Les structures tout autour sont de véritables partenaires qui permettent d'aller plus loin encore que ce que nous avons fait à Troyes dans une démarche de sensibilisation des publics. » Autrement dit, aller chercher à Orgeval, à Croix Rouge et ailleurs dans les quartiers sensibles et les zones rurales les envies et les talents. Le personnel enseignant compte 87 personnes très engagées dans cette démarche qui place le conservatoire à la fois dans une perpétuité de l'enseignement musical classique de l'éveil à l'excellence d'une pratique au plus haut niveau mais aussi dans la valorisation et la transmission de la pratique des musiques actuelles au même niveau d'excellence. Rien ne peut se faire sans eux.
Dossier : Françoise Kunzé
fkunze@journal-lunion.fr
Photos : Hervé Oudin
et archives Remi Wafflart

Imprimer Recommander Wikio digg

Il n'est plus possible de contribuer à cet article.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952