Publié le jeudi 23 juillet 2009 à 01H00 - Vu 59 fois
Dans les salles ou dans la rue, la 8e édition des Marionnettes en jardin a été un succès. Liliana Moyano (médaillon) est ravie....
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DEBUTEE dans une atmosphère quelque peu délétère (polémique sur le projet de pôle de la marionnette sur le site de l'ex-école normale et surtout, inquiétude quant à la pérennité de l'Atelier de création et de diffusion de la marionnette _ ACDM _, association organisatrice de l'événement), la 8e édition du festival des Marionnettes en jardin s'est soldée par un succès.
La directrice de l'ACDM, Liliana Moyano, est donc rassurée.
« Nous avons vendu 7.000 places (sur un potentiel de 10.000), soit 40.000 € de recettes (contre 32.000 l'an passé). Alors que notre programmation était plus ramassée » assure-t-elle. « Si l'on totalise le public des 200 séances, celui des animations de rue et à La Ronde Couture, et le final de la place Ducale, cela fait 15.000 spectateurs. C'est très bien. »
Liliana Moyano se plaisant aussi à souligner que quantité a rimé avec qualité : « 13 compagnies au rendez-vous et 7 créations (dont 3 de l'ACDM) : avec en point d'orgue Faim de loup, mis en scène par Ilka Schönbein, une référence. Le travail réalisé avec Christian Woltz nous incitera à renouveler ce genre de thématique autour de l'illustration. »
Quant aux spectateurs eux-mêmes, la directrice de l'ACDM remarque que la programmation de spectacles à 20 heures (c'était une demande recensée les années passées) a été pertinente et que via le service de réservation de la FNAC, on a noté un nombre conséquent de Rémois. « Le travail de sensibilisation effectué en matière de diffusion par un de nos contrats aidés a porté ses fruits… »
Enfin, et ce n'est pas un détail, Liliana Moyano convient que les Marionnettes en jardin ont profité de la dynamique inhérente à l'Année de la marionnette et au festival mondial de septembre.
Il y a un « mais »…
« Certains de nos spectateurs reviendront en septembre. Par ailleurs, notre point billetterie a été souvent sollicité (au sujet du festival mondial) et on a distribué des dizaines de programmes et répondu à toutes les questions… » insiste l'ancienne élève de l'Esnam qui aime à préciser qu'elle a choisi de rester « ardennaise » pour servir « la » capitale mondiale de la marionnette.
Mais… il y a toujours des « mais ».
« Nous avons été pénalisés par le fait que contrairement aux éditions précédentes, la place Ducale n'a pas été le cœur, le centre névralgique du festival. Cela nous donnait davantage de visibilité. Par ailleurs, des changements au dernier moment dans les disponibilités des salles (alors que nous devons imprimer le programme dès le mois de mai) ont induit une certaine gymnastique… Il faudra l'an prochain une collaboration plus poussée avec la ville sur ces deux points. Sachant que l'on est OK pour travailler en liaison avec d'autres événements ayant lieu à la même date, comme Le Jazz est là. »
Philippe MELLET
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