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3.200 figurants sur le plateau de Valmy

Publié le dimanche 23 septembre 2012 à 09H31 - Vu 155 fois


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Le jour du tournage, un vent glacial a rendu la mise en place des troupes pénible.

Le jour du tournage, un vent glacial a rendu la mise en place des troupes pénible.


VALMY (Marne). En prévision des cérémonies du bicentenaire de la Révolution, 3.200 figurants s'étaient donné rendez-vous, le 7 octobre 1988, non loin du moulin de Valmy. Pour le cinéma, ils devaient rejouer la célèbre bataille.

LE 20 septembre 1792, la météo n'était pas au beau en Argonne. Pas plus que le 7 octobre 1988. Malgré le crachin, une foule inhabituelle se pressait sur le plateau de Valmy. Pour les besoins d'un court-métrage intitulé « Un rêve de Goethe à Valmy », 3 200 figurants avaient été recrutés dans une vingtaine de lycées de la région. C'est ce que raconte Gilles Déroche dans ses « Bribes d'histoire ».
En cette année préparatoire aux cérémonies du bicentenaire de la Révolution, Denis Guénoun, le directeur du centre dramatique national de Reims, relevait un défi : il comptait filmer en un plan séquence d'une dizaine de minutes, une reconstitution de la bataille de Valmy. Pour cela, il s'était équipé d'une grue circulant sur un rail de 200 mètres.
Pour conduire les « troupes » sur le lieu du tournage, il ne fallut pas moins de 75 autocars. À 10 heures, ce matin-là, un vent glacial soufflait autour du moulin et la mise en place des figurants s'avérait particulièrement pénible. Dans une lettre qu'il leur adressa par la suite, Denis Guénoun rendait un hommage mérité à ces nouveaux volontaires : « Votre attitude, dans ces circonstances qui étaient loin d'être faciles, donne une magnifique image de la jeunesse. »

Evacués vers l'hôpital de Menou

À 14 heures, au moment où le mot « moteur » retentissait, une averse se mit à tomber, rendant inutile l'office des camions-citernes qui devaient permettre de simuler le crachin.
Une deuxième tentative était entamée à 15 h 30, et passé 16 heures, une troisième prise était lancée quand une terrible averse de grêle s'abattait sur les figurants et l'équipe de tournage.
L'armée révolutionnaire ne résistait pas à cette attaque atmosphérique et refluait, dans un désordre indescriptible, vers les cars qui opéraient un repli stratégique vers des logis chauffés. La seconde bataille faisait encore moins de victimes que la première et quelques figurants seulement, pris de malaises, étaient évacués vers l'hôpital de Sainte-Ménehould. Le tournage prévu pour le lendemain était annulé, l'équipe de Denis Guénoun estimant que la seconde prise était convenable.
Parmi les 350 élèves du lycée Masaryk de Vouziers impliqués dans l'opération, Clarisse Beaudelot et Bruno Faugeras ont raconté leur expérience à nos confrères de l'Ardennais quelques jours seulement après le tournage : « De retour à Vouziers nous avons remis nos costumes au placard. Pendant ces deux jours, les éléments étaient contre nous, mais nous n'oublierons jamais nos coups de cœur ou nos coups de gueule, la bonne humeur de chacun et le plaisir partagé d'être ensemble, d'avoir vécu, élèves et professeurs, une grande « fresque » historique. »
Tourné en 35 mm, le court-métrage de 13 minutes fut sélectionné par divers festivals. Ainsi le public d'Uppsala, d'Orléans, de Villeurbanne ou encore de Clermont-Ferrand put se projeter en pleine bataille de Valmy, pratiquement 200 ans après les faits.

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Les dernières contributions


Noodles

23/09/2012 à 17h22

Oui je me souviens très bien de cette aventure à laquelle j'ai participé. Le film faisait partie d'un spectacle de 5 heures que nous avions été voir à Reims.... Excellent souvenir de ces deux ou trois jours de tournage.... On me voyait en gros plan car la caméra s'arrêtait sur moi. J'aimerai pouvoir revoir ce film sur Goethe. Ici et en ce lieu commence pour l'humanité une ère nouvelles..... Dixit Mr Goethe.

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