Publié le lundi 14 avril 2008 - Vu 18 fois
Après 200 mètres de nage, les sportifs consultaient déjà leur montre avant d'aller chercher leur vélo.
Ambre Mingaz
EPREUVE de triple super sprint, découverte (pour les non licenciés), en relais ou avenir (pour les plus jeunes) : 170 personnes de la Somme, de la région parisienne, de Normandie ou du Nord s'étaient inscrites pour participer, hier, au triathlon d'Amiens. Les épreuves de natation se déroulaient au Coliséum suivies de plusieurs tours à vélo et d'une course à pied jusqu'au point d'arrivée.
Par chance, les triathlètes ont bénéficié d'une météo ensoleillée contrairement à ceux qui avaient disputé le dimanche précédent le triathlon de Beauvais qui, lui, s'était déroulé sous des chutes de neige. Et l'avantage du soleil a profité aux sportifs car la plupart n'ont pas hésité, à la sortie du bassin, à chevaucher directement leur vélo juste vêtu de leur maillot de bain pour courir ensuite dans la même tenue.
C'est le club de triathlon d'Amiens qui organisait la manifestation, aidé d'une cinquantaine de bénévoles. Une organisation planifiée et réglée à la minute près, sachant que vers midi seulement, le cham pionnat de sauvetage aquatique jeunes libérait seulement les bassins du Coliséum. Soit un certain stress et une montée d'adrénaline pour les organisateurs !
Dans la rue en maillot de bain
Enfin, du côté des athlètes, l'organisation aussi était de mise. A peine sortis du bassin après 200 mètres de nage (soit deux allers/retours) pour le super sprint, les sportifs encore trempés devaient se diriger en courant jusqu'à leur vélo qu'ils avaient préparé à l'avance afin de gagner des minutes précieuses.
Là, le port du casque obligatoire rivé sur leur tête, sans oublié de prendre leur dossard, les participants devaient courir encore près de leur vélo avant de prendre le départ pour 6 kilomètres de course. Au retour, ils avaient juste le temps de déposer leur monture, de se changer et boire une gorgée d'eau avant de repartir pour 1 kilomètre à pied jusqu'à la ligne d'arrivée. Bref, du sport et une véritable épreuve physique pour ces hommes et ces femmes volontaires.
« C'est un sport endurant, il faut être complet, savoir gérer son temps et être préparé », reconnaît Olivier Lefrançois, l'organisateur du club de triathlon d'Amiens. « On fait travailler trois groupes musculaires. Le plus dur, ce sont les enchaînements. On passe de l'horizontale dans la piscine à la verticale à vélo. Puis alors qu'on bénéficie de la portance, on passe à la course à pied. »
« J'ai déraillé »
Christelle, une mère de famille de 42 ans, a testé. « C'est mon premier triathlon. C'est dur mais ça ne m'a pas déplu, je reviendrai. En natation, je me suis contenté de la brasse, j'ai eu du mal à sortir du bassin. Après, à vélo, je n'ai pas eu de chance, j'ai déraillé. Et alors que je fais régulièrement de la course à pied, je n'avais plus de jambes. Ce 1 kilomètre m'a paru une éternité. Mais mon objectif était de finir et je n'étais pas la dernière. Il faut être organisé. Heureusement, j'avais vu mon fils faire. Lui, il a fini 4e à 11 ans, il fait partie du club de triathlon d'Amiens. »
Il aura fallu aux meilleurs d'entre eux 15 à 18 minutes pour disputer cette épreuve. Chapeau bas à ces sportifs, surtout lorsqu'il s'agit de courir en maillot de bain et de traverser la ville jusqu'à la ligne d'arrivée devant le public !
Ambre Mingaz
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