Publié le mardi 14 février 2012 à 11H42 - Vu 221 fois
Lise et Claire Baron à la tête d'une exploitation familiale qui expédie 350 000 bouteilles par an.
Bernard Sivade
Dans les environs de Charly-sur-Marne, Claire et Lise Baron s'affairent. Claire gère le commercial et les relations humaines, Lise la vinification. Bientôt Aline viendra les rejoindre. Ces trois sœurs représentent la troisième génération de récoltants-manipulants de la marque Baron-Albert. Il s'agit là d'une maison familiale qui existe depuis 1947. « À l'époque, la famille faisait dans la polyculture et de l'élevage en même temps que la vigne et la manipulation de bouteilles. Ainsi quand ma grand-mère vendait ses lapins et poulets au marché, elle vendait également son champagne. » Un temps lointain où le domaine n'employait pas une quinzaine de salariés et ne commercialisait pas encore 350 000 bouteilles par an avec une part à l'export de 45 %. « On travaille uniquement en CHR et pour les marchés internationaux, nous sommes au Japon et nous commençons à démarrer la Chine », précise Claire.
Chez les Baron Albert, il n'est pas question de réussite, mais de famille. On y trouve Claude le père, Régine la mère, les tontons, les tatas… Si les sœurs Baron sont actuellement responsables de l'exploitation, tout le monde met la main à la pâte.
En tout 45 hectares sont exploités dans l'Aisne autour de Charly-sur-Marne avec une majorité consacrée au cépage fétiche de l'Aisne, le pinot meunier. Les installations viennent de bénéficier d'un lifting avec la construction d'une nouvelle cuverie très moderne et très ergonomique sur une surface de 900 m2. Près de 10 000 hectolitres en cuves thermorégulées. Juste à côté, cinquante fûts de chêne sont réservés au chardonnay pour une cuvée spécifique. « Ces tonneaux nous servent également pour la vinification du rouge pour le rosé et aussi pour l'intégration dans nos millésimes. » Un beau foudre de 2,5 hectolitres sert pour l'élevage du chardonnay en attendant de lui trouver une utilisation idéale.
Non loin de cette nouvelle cuverie, Claire et Lise sont également fières de leur « bunker », un lieu de stockage d'une capacité de 1,2 million de cols. Un besoin essentiel : « Mon père souhaitant garder le fruité et la fraîcheur des vins, nous n'effectuons pas de fermentation malolactique. Notre brut sans année reste trois ans en cave et notre millésime commercialisé actuellement date de 2004 ».
Si le tirage et le dégorgement sont réalisés par un prestataire, du travail de la vigne à l'étiquette, tout est fait maison. Avec un grand soin, jusqu'au bouchon : « Nous ne travaillons qu'avec des Mytic Diamant. » À noter que Baron Albert élabore une Cuvée Jean-de-la-Fontaine (né à Château-Thierry). La marque a été déposée, l'auteur n'ayant pas de descendant.
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