Publié le mardi 14 février 2012 à 11H36 - Vu 109 fois
Pascal Deshautel, devant la zone d'activité qui regroupe une douzaine de marques.
OGER (Marne) Depuis dix ans, la zone d'activités d'Oger n'en finit pas de s'étendre. À la plus grande satisfaction de son maire, Pascal Deshautel. Pourtant, ce dernier tient à signaler : « La commune ne possède aucun bien dans cette zone. » Les terrains (non classés en appellation Champagne) appartiennent à des exploitants, pour la plupart viticulteurs à Oger ou au Mesnil-sur-Oger. Pascal Deshautel sert de médiateur entre les propriétaires et les entreprises. « Quand on est venu me voir il y a dix ans, je me suis dit qu'on pouvait gérer ces affaires-là en bonne intelligence. Nous travaillons dans un système de confiance et de dialogue. »
On le sait pour certaines maisons, coopératives voire quelques récoltant-manipulants, le besoin de s'étendre relève de l'évidence. Faut-il encore trouver du terrain. C'est l'Union Champagne et le champagne Jeanmaire (Groupe Laurent-Perrier) qui ont aménagé leur site les premiers. Ouvrant la voie à d'autres. On trouve désormais une bonne douzaine de sites qui s'étalent sur près de 80 hectares. Pour certains, il s'agit de trouver des zones de stockage ou/et d'expéditions, pour d'autres, ce sont des centres de pressurage qui vont jusqu'au produit fini. Près de 42 millions de bouteilles sont entreposés dans la zone d'activité d'Oger. « La commune n'a presque rien mis. Ce sont les entreprises qui assurent la viabilité des terrains, l'installation de la voirie et de l'eau. » Le prix du m2 étant très raisonnable (autour de 10 euros), les occupants peuvent investir dans les lieux. Et c'est le cas, si on prend l'exemple de la Cogévi qui a engagé 47 millions d'euros pour son site ultramoderne sur une surface de 15 hectares.
En concurrence avec les communes d'Oiry ou de Bezannes, Oger apprécie la présence de ses nouveaux voisins. « Quand je reçois des visiteurs, je suis assez fier de leur présenter cette zone », affirme Pascal Deshautel.
Grâce à la zone d'activité, on ne peut pas oublier que la petite commune de 580 habitants reçoit 80 000 euros de recettes inhérentes à ces installations par an. Sur un budget communal de 900 000 euros, cela fait du bien. « Nous avons fait des travaux avec la salle des fêtes. Nous travaillons également sur la récupération des eaux pour éviter le ravinement. »
Dernier arrivé en date, le champagne Bollinger va inaugurer d'ici peu son nouveau site d'habillage et de conditionnement à Oger dans une nouvelle rue, baptisée rue de la Champagne.
S.C.-P.
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