Publié le mardi 07 février 2012 à 11H40 - Vu 228 fois
Sébastien Sanchez est le président du Groupe des jeunes viticulteurs de Champagne.
Pour le Groupe des jeunes viticulteurs de la Champagne, s'inquiéter de la libéralisation des droits de plantation est une évidence. « C'est normal qu'on s'en occupe car c'est notre avenir. Nous sommes assez dynamiques et nous voulons montrer notre présence », affirme Sébastien Sanchez, président du Groupe. Ainsi Maxime Blin et Maxime Binon, deux jeunes viticulteurs ont intégré les J.A. nationaux.
« Ces deux candidatures nous ont permis de rencontrer d'autres jeunes provenant d'autres vignobles. Mais, surtout, à la suite de ces relations, Maxime Blin est entré dans l'intergroupe vins du Parlement européen à Strasbourg. Grâce à cette présence, nous suivons ce dossier de très près avec nos confrères des J.A. d'Alsace. C'est d'ailleurs avec ces derniers que nous avons organisé au mois de juillet 2011 une grande journée de communication afin de sensibiliser les députés européens. »
L'objectif du Groupe est de relancer la discussion. « Nous devons obtenir une majorité de voix de la part des états membres pour repartir sur de nouvelles bases. » Cela ne va pas être simple car la Commission européenne ne tient pas à rouvrir ce dossier.
« Certains opérateurs se détachent de l'AOC Champagne »
A cela, il faut ajouter que les dates limites de la mise en place de la libéralisation des droits de plantation correspond à celle de la révision de l'aire d'appellation. « Les conséquences pourraient entraîner une surproduction en Champagne amenant une baisse de l'appellation en aval et une baisse d'investissements. On peut même penser que cela pourrait être néfaste pour la qualité. » La question se pose pour Sébastien Sanchez : « Ne faudrait-il pas bloquer le dossier de la révision si la libéralisation des droits de plantation se concrétise ? » A priori ce n'est pas ce que souhaite le président du SGV, Pascal Férat, qui a toujours préconisé de mener les deux dossiers de front.
De plus, pour Sébastien Sanchez, « certains grands opérateurs se détachent de l'AOC Champagne en développant leur marque au détriment de l'appellation. Il faut quand même qu'ils se rappellent d'où ils viennent. »
Ce sujet sera longuement évoqué lors de l'assemblée générale le vendredi 17 février au Centre vinicole Nicolas-Feuillatte à Chouilly en présence de nombreux intervenants comme Pascal Bobilier-Monot, directeur de la CNAOC, Michel Chapoutier, président du Syndicat des négociants de la Vallée du Rhône, Philippe Coste, vice-président de la CNAOC et Gilles Ehrhart, président des Jeunes agriculteurs d'Alsace.
Sophie Claeys-Pergament
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