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Voisins de l'hôpital Ils cohabitent avec le chantier

Publié le mardi 16 février 2010 à 11H00 - Vu 55 fois


La rue restera probablement à double sens.

La rue restera probablement à double sens.


DE l'avis général, les riverains de la rue Marcelin-Berthelot ne se plaignent que très peu de la présence du chantier de l'hôpital en face de chez eux. « On arrive à s'en accommoder », lance l'un d'eux.
Pour tous, le pire moment était lors de la présence des toupies de béton. « Là, c'était très dur, ça pouvait tourner de 6 à 20 heures », se souvient Guy Vilaire. « Aujourd'hui, ça va beaucoup mieux », reconnait Christophe Damoisy. Tous deux ont, depuis leur maison, vue sur le chantier.
Dans l'ensemble, les lieux restent assez propres et les dégâts sont limités avec les passages de camions. « Je suis agréablement surpris », confie Christophe Damoisy.
Des problèmes de stationnement
Si chacun a conscience que le chantier ne peut pas se faire sans quelques désagréments, tous subissent les difficultés de stationnement de plein fouet.
« Depuis que le chantier a démarré, tout le monde se gare n'importe comment, indique un automobiliste en montant dans son véhicule. Entre la maternité, le lycée et les travaux, ça devient assez pénible. Et c'est encore pire quand un camion est en double file », poursuit-il quelque peu agacé…
Plus modéré, Guy Vilaire reconnaît que « rester coincé derrière un camion qui s'est garé en double file, ce n'est jamais très drôle mais ils doivent travailler et la plupart sont toujours restés très courtois ».
Un peu plus haut, près de l'entrée actuelle de l'hôpital, Floriane Litard s'aperçoit que les chauffeurs font des efforts : « On n'a pas de bruit, on est assez loin du chantier et les camions roulent doucement quand ils arrivent en haut du plateau. »
Quelques-uns gardent toutefois en mémoire la panne d'un 38 tonnes qui était resté immobilisé pendant près d'un mois et demi. « Il est resté planté là pendant un moment et occupait des places qui auraient pu servir », déplore un riverain.
Guy Vilaire a, quant à lui, su tirer avantage de la situation : « Ils ont dû revenir travailler le dimanche, il faisait très froid. Nous leur avons offert le café. On s'est lié d'amitié avec le patron qui nous a même invités chez lui, en Pologne. »
Si tous semblent s'être habitués à la présence du chantier, beaucoup redoutent désormais son issue et surtout les conséquences sur le stationnement et la circulation. « La ville ne nous a prévenus de rien, ils vont peut-être changer les infrastructures ou le système de stationnement », s'interroge Guy Vilaire.
Christophe Damoisy confirme : « Nous n'avons aucune nouvelle autour du stationnement ou de l'organisation de la circulation, on ne sait pas si on sera informé ou si on va découvrir les choses quand elles seront installées. »
Ces Laonnois ont de quoi s'inquiéter car les deux entrées (entrée public et entrée urgences) devraient se faire dans leur rue. « On sait bien que ce ne seront pas les riverains qui vont décider mais on pourrait demander notre avis, c'est nous qui vivons là au quotidien », dénonce un autre Laonnois de la rue.
Dossier réalisé par Aurélie MARCOTTE

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