Publié le mercredi 18 janvier 2012 à 12H00 - Vu 19 fois
C'est avant tout un travail d'équipe.
Le village est dominé par l'église Saint-Martin. Cet imposant édifice a protégé la population durant le XVIe siècle. Elle a aujourd'hui retrouvé un intérieur rénové et permet au visiteur de se recueillir, en imaginant les désordres des siècles écoulés.
On se rappelle, en 2007, l'évacuation de plus de 10 m³ de gravats dans les greniers, une opération qui a permis d'élargir l'espace et la philosophie des visites, notamment, à l'occasion des journées du Patrimoine, en septembre de chaque année, pour établir un parcours initiatique de la fonction des églises fortifiées, en des temps troublés, avec 50 marches à gravir pour découvrir un univers authentique et particulier, au-dessus de la nef et dans le donjon carré, les salles de refuge.
Comme le veut la tradition, dans cette commune de 270 habitants, avec 53 fidèles adhérents, « Les Amis de l'église fortifiée de Vigneux », présidée par Jacques Religieux, se sont réunis, dans la salle de la mairie, en présence du 1er magistrat, Claude Lefèvre.
Il s'agissait de faire le point sur les activités effectuées, dans ce monument chassé, en 2011 : « Pas de grosses opérations. L'Archange Saint-Michel a retrouvé ses ailes, et l'autel Saint-Martin, son éclat, grâce à un des membres du groupe, Louis Pêcheux, pour des actions de rénovation entreprises par des membres de l'association, en collaboration avec la municipalité. » Ceci afin de faire un flash-back des actions entreprises, avec compétence et conviction, avec l'ambition qui ne fléchit pas, faire connaître ce magnifique monument classé, presque unique en France.
C'est à souligner : Le souhait qui tient à cœur à l'association et à la commune devrait être exaucé, en 2012.
Il concerne la poutre de gloire, datant du XVIe siècle, placée en hauteur pour séparer le chœur de la nef. On l'appelle « l'Arbre de Jessé ». « Cela nous avait été promis depuis plusieurs années. Nous sommes impatients de voir ce projet se réaliser car il s'agit d'une particularité rare de notre église, qui devrait attirer de nouveaux visiteurs ».
C'est, en effet, une particularité remarquable pour les amateurs d'art religieux, dont certaines pièces en plâtre, des apôtres, sont parties pour des restaurations, en accord avec la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) : « Sans ces pièces, cet arbre généalogique de Jésus-Christ, notre église perd de son identité ».
Pour 2012, il reste à se pencher sur le remplacement de 4 vitraux, dans la nef, et un, dans le chœur, fortement dégradés : « Une partie du coût de cette réparation doit être prise en charge par le conseil général de l'Aisne et la commune. Le reste nous revient », a souligné le président, Jacques Religieux. Autre projet, fixé pour le prochain printemps, toutes les boiseries du chœur seront refaites.
Il a aussi été question d'un autre élément du patrimoine religieux local, la chapelle du Hocquet, un projet dans les cartons qui pourrait être finalisé. Un devis a été demandé pour se pencher sur la restauration de l'escalier, en comptant sur les bénévoles volontaires.
Pour anticiper et accompagner toutes ces avancées, il faut tenir un budget solide, au fil de manifestations comme la journée-brocante, et compter sur de généreux donateurs qui exercent un levier fédérateur, en terme de mécénat, pour la préservation d'un patrimoine remarquable aux Portes de la Thiérache. La cotisation pour appartenir à l'association reste fixée à 20 euros.
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