Publié le mardi 27 mars 2012 à 11H00 - Vu 390 fois
Nos confrères parisiens ont vérifié si les rues les plus chères du Monopoly l'étaient encore dans la « vraie » vie… Et à Laon, dans quel ordre les rues apparaîtraient-elles sur le plateau du jeu ?
LE Monopoly, ce n'est plus ce que c'était ! Avant, on se battait pour acheter le duo gagnant avenue des Champs Élysées/rue de la Paix et y implanter autant d'hôtels que possible pour plumer ses adversaires. Voilà pour la version actuelle, datant tout de même de 1935, du célèbre jeu de société.
Si elle était remise au goût du jour, exit ces deux adresses prestigieuses - et la plupart des autres d'ailleurs - qui seraient remplacées par le quai d'Orsay et l'avenue Montaigne.
Une information insolite qui nous a donné une idée : et si nous imaginions une version laonnoise du Monopoly ?
Deux agents immobiliers, Arnaud Boitte chez Orpi et Arnaud Rytter chez Solvimmo ont bien voulu se prêter au jeu. Si deux rues sortent du lot (voir par ailleurs), ils parlent plutôt de quartiers, compte tenu de la petite taille de la ville, sachant que le m2 se négocie autour de 1 200 euros pour une maison.
Champagne : le bon et le mauvais côté
Moulin Roux est « hors concours » dans la mesure où il n'y a que du locatif. Champagne est en bas de tableau, même si les agents immobiliers apportent quelques nuances. « Champagne n'est pas purement exclu des recherches. Ceux qui ont un petit budget peuvent y trouver des pavillons des années 60 et 70 », souligne Arnaud Boitte.
Son homologue concède pour sa part que les logements situés à proximité immédiate de Moulin-Roux n'attirent pas les convoitises, ce qui n'est pas du tout ce cas à l'autre extrémité.
« Du côté des Douanes, il y a des petites maisons individuelles qui correspondent parfaitement au pouvoir d'achat des Laonnois, soit 120 000 euros environ, sachant que sur le quartier, les biens vont de 90 à 130 000 euros », fait savoir Arnaud Rytter qui, sur le plateau du Monopoly, hésiterait presque à placer dans les maisons les moins recherchées celles situées à la cité des Cheminots plutôt qu'à Champagne « où les gens sont les uns sur les autres, une proximité qui n'est pas forcément appréciée ».
Viennent ensuite La Neuville et la cité Marquette où les maisons de plain-pied séduisent des acheteurs plus âgés.
Le charme d'Ardon
Comme dans toutes les villes, le centre est apprécié pour la proximité des commerces et de la gare notamment. « À Vaux, les biens partent très vite car il y a très peu de maisons », constate Arnaud Rytter.
Semilly arrive dans le top 3 avec ses jolies maisons en pierre et ses constructions neuves. Les biens s'y négocient entre 150 et 200 000 euros.
En haut du classement, selon nos deux agents immobiliers, la cuve Saint-Vincent pour l'environnement et la vue plein sud et le quartier d'Ardon « où une même maison, dans un autre quartier, coûtera en moyenne 10 % moins cher », assure Arnaud Boitte. « C'est la campagne à la ville, avec le charme de l'ancien, les commerces tout proches. »
Rien d'exhaustif mais tout de même matière à se faire une idée de ce à quoi ressemblerait un plateau de Monopoly dans sa version laonnoise. Alors, on joue ?
Lucie LEFEBVRE
llefebvre@journal-lunion.fr
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