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Une soirée où les slameurs étaient aussi des poètes

Publié le mardi 11 septembre 2012 à 09H54 - Vu 115 fois


Scène ouverte et décontractée dans le hall de la médiathèque.

Scène ouverte et décontractée dans le hall de la médiathèque.


REIMS (Marne). A Reims, des ateliers réunissent des amateurs de tous âges et de tous milieux, qui jouent avec les mots pour écrire et pour dire.

LE slam ? Un mot qui, aujourd'hui, commence à être connu. Mais qu'y a-t-il derrière ? C'était l'objet du bref documentaire de 8 mn proposé en introduction de la soirée de lancement des ateliers de la saison 2012-1013 organisés conjointement par la bibliothèque municipale de Reims et l'association Slam Tribu.
Intitulé « Tous poètes », le court-métrage a été tourné par Romuald Ducros. A la question « Comment filme-t-on du slam ? », le réalisateur rémois répond : « Je me suis rendu sur plusieurs scènes ouvertes rémoises et parisiennes, afin de m'imprégner de ce qui s'y passait. J'aime montrer le côté humain ». La difficulté principale ? « C'est de trouver des personnes qui, au lieu de se contenter de lire, se détachent de leurs textes. C'est à ce moment-là qu'ils se livrent et donnent quelque chose de plus ».
Avant la projection, coup d'envoi par Valérie Wattier, directrice de la médiathèque Jean-Falala, rappelant que 2012 marque la 8e année d'une collaboration avec Slam Tribu : « Une action qui s'inscrit dans la durée et nous tient vraiment à cœur ».
L'opus 7 du livret Slam de poésie a été distribué à chacun : « C'est le travail de tous les ateliers qui se sont déroulés l'année dernière ».

Scène ouverte

« A chaque fois, nous étudions un thème nouveau, une technique nouvelle. C'est destiné à tout le monde : il ne s'agit pas de mettre la pression pour que les gens montent sur scène » a insisté Sébastien Gavignet, de Slam Tribu.
Après le film, démarre la « Scène ouverte ». Premier à se lancer, « Dédé de Maubeuge ».
Il s'est livré à une diatribe dans le plus pur style du « roman policier », avec tous les ingrédients : meurtre, sang et humour noir ; franc succès dans le public !
Un petit bémol aux slameurs qui lisent leur texte, yeux rivés sur l'écran de leur smartphone… ce qui empêche sans doute un tantinet le courant de passer… Pause rafraîchissement dans le hall, où la scène ouverte s'est poursuivie. Certains spectateurs se sont risqués.
L'un d'entre eux, qui préfère la poésie au slam, trouvait « qu'il y avait plus de diction que de texte ».
Mais ce peut être cela aussi le slam : la sonorité des mots prend le pas sur le fond…
Une sorte de chanson sans musique…
On adhère… ou pas !

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