Publié le jeudi 11 février 2010 à 10H51 - Vu 28 fois
Avant que la finance internationale ne vienne ternir l'image d'Epinal, le capitalisme à la grand-papa permettait l'éclosion de capitaines d'industrie qui avaient fait leurs premières armes dans leur garage… Louis Tordo est de cette génération-là. Son père, Charles est artisan tôlier à Tourette-Levens (Alpes-Maritimes). Louis, son fils, son CAP et son BEI de serrurier ferronnier d'art en poche travaille avec lui. Charles Tordo, à vrai dire, est un touche-à-tout, jamais à court de trouvailles. L'arrivée en 1963 du gendre de Louis Tordo, Gilbert Belgrano, diplômé de Maths sup et chef de district à la SNCF marque le début de l'essor de la société éponyme Torbel…
Les deux associés ne cessent de promouvoir la diversification, en rachetant plusieurs sociétés : « Lorsque nous avons trouvé notre voie, précise Louis Tordo dans la fabrication de ferrures pour le bâtiment, je souhaitais, à l'origine réunir plusieurs fabricants français dans une forme de groupement. Mais, en définitive cela s'est fait par des rachats successifs, sortes d'OPA : Offres privées amicales. » Cette stratégie que son fils Laurent poursuit dès 2002 s'avère gagnante : Torbel en rachetant les savoir-faire dans les différentes activités de la quincaillerie (paumelles, pitons, boulons, ferrures de volets, espagnolettes etc.) en déposant quelque 140 brevets, 70 marques et 50 modèles, conforte et développe ses positions sur le marché français et européen, maîtrisant au maximum son activité, de la conception à la commercialisation en passant par la fabrication, la logistique… Une évolution industrielle pesée et réfléchie…
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