Publié le mardi 02 août 2011 à 10H28 - Vu 104 fois
Viande, œufs, lait, crème, épices et alcool... une recette propre à Bruno Herbin.
Si le berceau du boudin blanc est traditionnellement et historiquement reconnu être à Rethel ou Haybes, Bruno Herbin, charcutier-traiteur à Vouziers, sans aucun esprit de provocation, propose, lui, une recette 100 % vouzinoise.
Car dans cette commune, la production de boudins est aussi bien ancrée. « A l'époque où mes parents tenaient encore la charcuterie familiale, ils fabriquaient déjà du boudin blanc et j'ai tout naturellement continué ce processus ».
Installé avec son épouse sur la place Carnot, Bruno Herbin confectionne le produit toute l'année avec, évidemment, un pic de production au moment des fêtes de Noël.
« Je conçois mon boudin avec de la viande, des œufs, du lait, de la crème plus des épices et de l'alcool ». concède-t-il.
Passé par l'école supérieure de charcuterie de Paris où il a obtenu un CAP et un brevet professionnel avant de « garder la main » l'année suivante en étant attaché aux cuisines du général de la place de Verdun lors de son service militaire, Bruno n'a pas hésité un instant à prendre la succession de ses parents en 1989.
Patron de 27 salariés répartis sur deux magasins à Vouziers et Reims, Bruno Herbin est aujourd'hui à la tête d'une affaire qui cumule la vente de charcuterie et de pâtisserie plus une activité de traiteur qui concerne « 100 à 120 plats du jour à emporter ».
Sacré meilleur ouvrier de France en 1993 en ayant séduit le jury en confectionnant une ballottine de ris de veau et de foie gras et un suprême de saumon farci au foie gras, Bruno Herbin ne s'est pas reposé sur ses lauriers. « Dans un travail comme le nôtre, on fait entre 90 à 100 heures par semaine. Il n'y a quasiment pas d'arrêt si ce n'est le dimanche après-midi. C'est notre seule plage de repos dans la semaine ».
Pascal REMY
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