Publié le mardi 22 juin 2010 à 10H56 - Vu 14 fois
L’assemblée générale de la Fédération des coopératives vinicoles de Champagne (FCVC) a permis d’entendre le dernier discours de Jocelyne Dravigny en tant que présidente de la FCVC après trois ans de mandat. Un discours mettant en avant les défis à court et moyen termes des coopératives en particulier et de la filière champagne en général. « La crise économique que nous traversons ne nous épargne pas et elle ne va pas épargner non plus non nos adhérents. Les coopératives qui commercialisent ont connu une récession de 17 % de leurs ventes et elles ne ménagent pas leurs efforts pour reconquérir des marchés, avec toujours pour objectif de valoriser au mieux les raisins de leurs adhérents. Nous sommes très fiers du développement de nos marques, initié il y a une quinzaine d’années. » Pour Jocelyne Dravigny, « l’aventure est loin d’être terminée et nous devons poursuivre nos efforts en poursuivant le développement de marques de notoriété ». Il n’en reste pas moins que les coopératives qui ne commercialisent pas vont également voir leurs résultats baisser du simple fait des niveaux d’appellations plus faibles. « Contrairement à ce que disent parfois nos détracteurs, nous n’avons aucun intérêt à voir les rendements revus à la baisse. » D’ailleurs, Jocelyne Dravigny tient à souligner que les relations Vignoble/Négoce sur le partage de la valeur peuvent être remises en cause. « Qu’on le veuille ou non, depuis la fin du contrat interprofessionnel, le Négoce n’a plus la garantie absolue de son approvisionnement et le Vignoble n’a plus la garantie du partage de valeur. Et cela même si un cadre est donné par nos accords. C’est ce qui explique que pour garantir son approvisionnement, le Négoce tente par diverses pratiques de lier sur le long terme le vigneron. C’est tout naturel. » Jocelyne Dravigny en appelle à donc à la conscience des vignerons afin que ces derniers conservent leur statut de partenaire de la filière.
« Il faut conserver la propriété et l’exploitation de nos vignes. Il faut développer les parts de marché du vignoble. » Le challenge économique que les coopératives devront relever est donc double : « Nous devons maintenir le développement de nos entreprises, tout en accompagnant nos adhérents dans une période où leurs revenus, qu’ils soient vendeurs au kg ou manipulants, vont forcément être mis à mal. Dans la coopération, nous ne pouvons dissocier défi économique et défi social et humain. C’est le socle de nos coopératives. »
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