Publié le dimanche 29 avril 2012 à 11H00 - Vu 22 fois
Le candidat UMP a décidé de prendre à bras-le-corps les thèmes historiques du Front national , à savoir immigration et sécurité, dont il a fait les axes de sa campagne de second tour, tout en se défendant de rallier les thèses de sa présidente. « Pourquoi devrais-je me boucher le nez parce que c'est elle qui le dit ? », s'insurge-t-il.
Il reprend aussi des mesures préconisées par le FN, comme la « présomption de légitime défense » pour les policiers et « la perpétuité réelle » pour les condamnés.
Mais Marine Le Pen ne lui en voue aucune reconnaissance. Elle a accusé l'intéressé de « faire les poches, pour des raisons électoralistes », de son programme, fustigeant « de la pure récupération ».
François Hollande a d'autant plus beau jeu de dénoncer « une vraie fuite en avant, c'est-à-dire une espèce de course derrière les thèses et les mots du Front national », que la ligne politique de Nicolas Sarkozy irrite et inquiète centristes et gaullistes.
François Bayrou a pris ses distances avec lui, l'accusant de « valider le discours du Front national ». « Le courant politique que j'anime s'est toujours défini par des valeurs qui sont d'abord humanistes », a rappelé le président du MoDem.
Dans un texte au vitriol, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin s'est dit « effrayé » par la campagne de Nicolas Sarkozy et ses « gages à l'extrémisme », allant jusqu'à la qualifier d'« indigne ».
« Si j'exprimais aujourd'hui des réserves, j'affaiblirais mon camp », dixit de son côté Jean-Pierre Raffarin, figure de l'aile centriste de l'UMP.
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