Publié le mardi 17 janvier 2012 à 12H00 - Vu 154 fois
Forte d'une baisse significative de sa dette depuis 10 ans, la majorité a voté un budget 2012 que Franck Leroy a qualifié de volontariste.
ON prend les mêmes et on recommence ! Pas ou peu de variations sur un même thème, en l'occurrence le vote du budget primitif. Une majorité qui se félicite. Une opposition qui s'oppose. Comme il s'y attendait, Franck Leroy a dû essuyer, hier soir, quelques critiques de la part de certains élus de l'opposition à l'occasion du vote du budget.
Alors, si Marc Lefèvre, élu PS a bien tenté de prouver que l'on pouvait faire dire n'importe quoi aux chiffres, il n'en n'est pas moins vrai que certains semblent inattaquables. « En 2002, notre dette était de 47,37 millions d'euros. En 2012, elle est passée à 34,6 millions d'euros », annonçait hier, Franck Leroy, en préambule de ce conseil municipal.
Une dette de - 27 %
En 10 ans, la ville d'Epernay a ainsi réduit son endettement de 27 %, « alors que dans ce même laps de temps, l'Etat multipliait le sien par deux ».
Le premier magistrat d'Epernay qui attribue ce résultat « à une gestion rigoureuse assurant ainsi des marges de manœuvre ».
C'est pourquoi, avec des dépenses d'équipement s'élevant à 18,22 millions, l'élu a t-il décidé de qualifier de « volontariste », le budget 2012 de la ville d'Epernay. « C'est le moment d'investir ! ». 2012 et 2013, seront marquées par la superposition de plusieurs projets. « Ils répondent à une nécessité de cohésion sociale et à une attente des Sparnaciens ». Franck Leroy a évoqué un budget en hausse du Centre Communal d'Action Social (+ 2,98 %), de la plateforme emploi formation (la part de la ville étant de 200.000 euros), la poursuite des opérations de renouvellement urbain de Bernon (2,9 millions d'euros) et de Beausoleil (312.000 €).
« Je n'ai pas la même interprétation du budget que vous ». Marc Lefèvre a décidé d'ouvrir le feu le premier.
Un AAA retiré depuis longtemps
« Si Epernay est une ville riche, on peut faire beaucoup mieux que ce budget que vous présentez comme idyllique. Pour moi, la ville est dépensière et endettée ». L'élu de l'opposition évoque alors un taux d'endettement par habitant de 1.486 € « La ville investit trop et ne fait pas assez d'économie ». Un seul exemple selon lui : « Avec 655.070 €, le budget alloué à la commission Fêtes et cérémonies a encore augmenté ». Pour Franck Leroy : « C'est la même rengaine chaque année ! Cette commission ne sert pas à alimenter les apéritifs du maire et des élus. L'augmentation se justifie par le passage du Tour de France en 2012, notamment. On ne peut se revendiquer capitale mondiale du champagne sans une politique d'animation ». Une intervention de Marc Lefèvre ponctuée par « La ville n'a pas perdu sont AAA, l'opposition vous l'ayant retiré il y a longtemps déjà ».
On aime le luxe
Michel de Lillo regrette à nouveau de voir « la future maison de la vie associative non pas sur un seul mais sur deux sites, trop loin du centre-ville ». L'élu n'a pas non plus manqué d'évoquer la plateforme de l'emploi et de la formation, « encore une nouvelle bâtisse. Pourquoi gâcher tout cet argent ? » a t-il interrogé. « À Epernay, on aime le luxe… l'avenue de Champagne, la place des Arcades… », préférant « une prudence maximale alors que là, vous pariez sur l'avenir ». La plateforme de l'emploi et de la formation au cœur des interrogations de Jérémy Thévenin. « Son financement a subi de grosses modifications. On parle d'un projet supporté par le Toit Champenois, puis par la Ville d'Epernay et enfin par une Société d'Économie Mixte. S'agit-il toujours d'une opération blanche pour la ville ? ». Le maire qui a justifié ses modifications : « La SEM nous évitera des lourdeurs administratives… ».
Hier, il aura fallu moins d'une heure aux élus pour approuver le budget primitif. Un vote marqué fort logiquement par quatre voix contre…
Corinne LANGE
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