Publié le mardi 09 février 2010
L'ouverture d'un Première Classe (79 chambres) en octobre 2009 n'y change rien. Epernay ne peut prétendre au label « commune touristique » faute d'une offre de logements suffisante.
ÇA ne devait être qu'une simple formalité (l'union du 10 avril 2009). Epernay devait gagner son label de « commune touristique » fin 2009, début 2010 au plus tard. C'était sans compter sur la fermeture des deux résidences hôtelières Atrium en juillet dernier. Une perte sèche de 500 lits… faisant passer Epernay sous la barre du seuil éligible au fameux label, à savoir 1 170 lits.
Epernay a perdu 500 lits en 2009
En avril dernier, Epernay pouvait s'enorgueillir de disposer de 1 253 lits (intra et extra-muros). Trois mois plus tard, elle perdait près d'1/3 de cette offre.
Un coup dur pour la commune qui, de fait, ne répond plus à l'un des critères essentiels : un nombre d'hébergements calculé au prorata de la population résidente. Aujourd'hui, en dépit de l'ouverture de l'Hôtel Première Classe (79 chambres) en octobre dernier, Epernay ne dispose plus d'assez de lits pour être éligible, même si la ville répond aux deux autres critères, à savoir : disposer d'un office de tourisme compétent et organiser en périodes touristiques, des animations compatibles avec le statut des sites ou des espaces naturels protégés, notamment dans le domaine culturel, artistique, gastronomique ou sportif.
Avec ce label de « commune touristique », Epernay souhaitait affirmer clairement sa vocation touristique et prétendre, dans un second temps, au statut de « station classée de tourisme », une appellation qui instaure un cadre juridique plus favorable pour les professionnels du tourisme, tout en étant une assurance de qualité pour le client. Pour les hôteliers-restaurateurs, par exemple, ce label permet d'instaurer le principe de saisonnalité touristique, avec la mise en place de tarifs basse et haute saison et surtout de recruter du personnel sous forme de contrats saisonniers. Une idée qui ne déplaisait pas aux hôteliers sparnaciens. « L'idée n'est pas néfaste, elle ne peut faire que du bien, » estimait à l'époque Patrick Michelon (Hôtel-Restaurant Les Berceaux). « Tout ce qui peut apporter une plus-value est intéressant, » ajoutait alors Michèle Leblanc (Hôtel de Champagne). Ce ne sera pourtant pas pour demain.
Benoît Moittié, président de l'office de tourisme d'Epernay et sa région, ne voit d'ailleurs guère d'issue avant fin 2011. En coulisse, il se murmure en effet qu'un acheteur potentiel serait sur les rangs pour reprendre les deux résidences Atrium. Tout espoir de label n'est donc pas vain.
Caroline GARNIER











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