Publié le mardi 23 mars 2010 à 10H09 - Vu 206 fois
Les chaudières à granulés de bois gagnent du terrain dans les modes de chauffage. Karen KUBENA
Les marchands de fuel domestique et autres combustibles se frottent les mains. « L'hiver a été bon », selon David Foissy, responsable de la société CPE Bardout à Épernay. « Il a fallu pour ça qu'il soit en températures négatives, et que ça dure longtemps. »
Ce qui a été le cas cet hiver. Mais avec moins de rigueur qu'en 2008-2009. Les barrières de dégel ont été néanmoins un handicap pour livrer la clientèle. « Entre les particuliers, qui représentent pour nous 10 000 clients, et nos 5 000 clients professionnels, les livraisons ont été de 10 % supérieures à une année normale. »
Ce qui représente une hausse estimable, compte tenu des changements d'habitudes. « Beaucoup de gens se sont tournés vers les poêles à granulés bois. Et les consommations de fuel baissent du fait des économies d'énergie que nous sommes tenus d'encourager .» Ces professionnels sont, en effet, obligés de faire des propositions d'économie sur les installations de leurs clients. Moyennant des bonus financiers.
« Quand les clients vont prendre connaissance de leurs factures de chauffage, ils vont se poser des questions », prévoit déjà Thierry Dauchelle, patron de la Coprecs, coopérative de génie climatique à Reims (90 personnes). « Nous avons déjà des demandes de devis pour des chaudières à condensation plus performantes. »
Sous contrats d'entretien
C'est donc à la sortie de l'hiver que les chauffagistes peuvent aussi tirer le meilleur profit d'un hiver rigoureux. « Quand il gèle, les installateurs travaillent eux-mêmes sans chauffage dans des conditions difficiles », explique Thierry Dauchelle, correspondant régional de l'Union des entreprises de génie climatique et énergétique. Les chantiers stoppés pour cause d'intempéries prennent alors du retard.
Depuis Ambleny (Aisne), où son entreprise de 36 personnes est basée, Frédéric Mauprivez a effectué beaucoup d'interventions cet hiver. « Chez des particuliers pour l'essentiel. Nous intervenons la plupart du temps sous contrats d'entretien annuel. »
La réparation est déjà comprise dans le forfait annuel. « Quand le froid s'installe sur plusieurs semaines, les clients ne veulent plus se contenter de chauffage d'appoint. Ils nous disent que l'hiver prochain, ils s'y prendront plus à l'avance. »
Frédéric Mauprivez mesure l'importance qu'accordent les particuliers à leur mode de chauffage. « Et cela ne tient pas qu'à un hiver plus rigoureux. »
Ce regain d'intérêt se manifeste sous les effets conjugués du Grenelle de l'environnement, d'incitations fiscales pour des installations plus performantes, et des variations de coûts de l'énergie.
Les installations nouvelles sont pourtant plus chères que les chaudières d'autrefois. « Avec une pompe à chaleur, vous divisez votre consommation par quatre », rectifie ce chauffagiste. « C'est amorti en sept à huit ans. »
Autant dire que les clients surveillent de près l'évolution des crédits d'impôt.
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