Publié le vendredi 08 janvier 2010 - Vu 67 fois
Bruno Sépeina anime vitrines et festivals comme celui de Chiméria (à gauche).
«DANS les vitrines des commerçants, on voit souvent de belles choses, mais ça manque de vie. On a essayé de changer cela », affirme Bruno Sépeina. Diplômé en architecture d'intérieur à l'école des beaux-arts de Cambrai, ce Sedanais d'adoption s'est orienté vers l'agencement d'espaces de vente après avoir monté son atelier de création en 1992.
Mais très vite, son goût pour le dessin, la sculpture, le bricolage, l'univers fantastique, mais aussi la rencontre avec son épouse, Carole, font évoluer son activité.
Mettre de la vie dans les vitrines
« Je suis présidente d'une association de danse et c'est d'abord pour nos spectacles que Bruno a créé des éléments de décors animés », commente Carole qui travaille au côté de son mari.
Dernièrement, les Sedanais ont pu admirer l'étable des rennes et des lutins du père Noël, présente sur la place de la Halle jusqu'à Noël. Les visiteurs du festival du Printemps des Légendes de Monthermé se souviennent sûrement de « l'arbre à fées ». La pieuvre et le Nautilus confectionnés lors de l'édition de Chiméria consacrée à Jules Verne en ont aussi marqué plus d'un.
Aujourd'hui, les créations de l'atelier de Bruno Sépeina prennent vie dans des vitrines de tout le Nord de la France, du Benelux et dans de nombreux festivals.
« Pour nos réalisations, on utilise toutes sortes de matériaux, du bois, du fer, de la résine, du plâtre… en intégrant des personnages animatroniques, c'est-à-dire robotisés. La création de nouveaux objets nous amène à découvrir de nouvelles technologies », explique Bruno Sépeina.
Après une période de forte activité pendant les fêtes, il est encore contraint de refuser du travail.
Rester artisan
« Nous n'avons pas besoin de démarcher, les clients viennent vers nous. Pour le moment, notre activité n'est pas affectée par la crise », observe-t-il. En ce moment, il travaille à la réalisation d'un troll de 2,50 mètres de haut et d'un drakkar de 12 mètres de long pour le prochain Printemps des Légendes (fin avril).
Les projets grandissent mais pas la structure de l'atelier qui collabore autant avec des petites boutiques que des grosses entreprises comme EDF. « On s'intéresse plus au projet qu'à celui qui nous le demande, et nous faisons tout de A à Z. » Bruno Sépeina est un artisan et veut le rester. « Si nous recrutons, je ferai plus de gestion d'entreprise que de création. Ce n'est pas ce que je recherche. » À 50 ans, le Sedanais a gardé son âme d'enfant, il veut continuer « à s'éclater en donnant vie à des personnages féeriques pour apporter du rêve ».
Rémi HAVYARIMANA
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