Publié le mardi 14 février 2012 à 11H03 - Vu 84 fois
Sans dramatiser, Alain Mayer ne le cache pas : à certains égards, la situation est « pire qu'en 2006 » (apparition de la fièvre catarrhale ovine).
Ce ne sont pas tant les caractéristiques du virus qui poussent le vétérinaire vouzinois (en lien avec le groupement de défense sanitaire des bovins des Ardennes) à dresser ce constat.
Par exemple, il n'est pas question d'abattre les brebis atteintes par le « Schmallenberg », dont les anticorps ont le dessus sur la maladie.
Mais c'est davantage le cadre dans lequel survient cette nouvelle menace qui pousse l'homme à réagir. « À l'époque, nous avions déjà été lourdement sollicités et aujourd'hui, nous avons moins de moyens et donc il y a plus d'attente pour les éleveurs. L'État, qui n'a plus les moyens d'exercer ses fonctions régaliennes, nous a affaiblis.
On tend à éliminer le suivi de proximité et la situation est moins bonne qu'en 2006. Par exemple, selon la DSV, seulement 17 % du cheptel a été vacciné contre la FCO. »
Le parallèle dressé vient aussi de deux autres éléments. D'abord, pour Alain Meyer, la propagation n'est pas terminée : « Je peux vous révéler qu'un confrère m'a rapporté une suspicion dans le Limousin, en Haute-Vienne. Et comme c'était prévisible, dans les Ardennes, les suspicions concernent maintenant les bovins. On en saura plus dans 8-10 jours, mais on commence à avoir des veaux mal formés, comme en Allemagne. C'est le même phénomène que la FCO. »
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