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Un métier, un parcours Le docteur de nos voitures

Publié le jeudi 18 mars 2010 à 11H00 - Vu 45 fois


Patrick Bourgas avec l'un de ses apprentis, près de la Caravelle qu'il remet « sur roues ».

Patrick Bourgas avec l'un de ses apprentis, près de la Caravelle qu'il remet « sur roues ».


ACTUELLEMENT, on prépare au métier de mécanicien en maintenance de véhicules automobiles. Spontanément, Patrick Bourgas, garagiste à Laon, se définit plutôt comme mécano. « Gamin, à bricoler les mobylettes, je rêvais de faire de la mécanique. »
Sorti de la classe de 3e d'un collège de Laon, il entre en apprentissage pour 2 ans au CFA de la rue d'Enfer en 1976, « ça faisait 2 ou 3 ans qu'il était ouvert ». Son apprentissage en mécanique auto, il l'effectue chez M. et Mme Gosset, avenue Mendes-France, au moment de la station Antar. « À l'époque, il y avait 25 garagistes indépendants à Laon, aujourd'hui, nous ne sommes plus que deux. » Patrick Bourgas s'installe à son compte en 1985. Son métier il l'aime, « redonner vie à une mécanique défaillante, le contact avec des gens différents », même si parfois la clientèle est plus qu'exigeante, « pour des gens, être privé de voiture est intolérable, la pression financière est énorme, c'est vrai qu'on nous demande beaucoup ».
Des évolutions coûteuses
L'arrivée d'un client ami permet à notre garagiste d'exprimer sa passion pour les voitures des années 6, et début 70, « un peu de nostalgie ». Quand le client parle de son Austin Healey 1960 ou de sa petite Autobianchi cabriolet 1966, lui parle de sa Dauphine, d'une ancienne Mercedes à retaper, d'une Aronde Grand large. En chantier actuellement, une Caravelle que le garagiste compte bien remettre « sur roues » dans l'année.
Patrick Bourgas et un groupe d'amis et clients, partent en promenade avec leurs anciennes voitures et se greffent parfois sur les manifestations existantes, « entre passionnés en toute simplicité ». Se définissant lui-même comme « petit garagiste », il parle de l'évolution du métier, de l'entrée en force de l'électronique, « souvent bien coûteuse pour le client ». Son souhait : simplement continuer à faire tourner son garage avec ses deux ouvriers et ses deux apprentis.

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