Publié le mercredi 07 décembre 2011 à 11H00 - Vu 125 fois
Niché au milieu de plusieurs villages, le dispensaire, non loin de la mer, apparaît comme une structure primordiale pour prodiguer les soins aux habitants.
Une dizaine d'années après que le projet eut été évoqué par le Dr Manantsara, le dispensaire malgache est une réalité. Les Sedanais y œuvrent toujours.
DEUX associations et un même objectif : construire et faire vivre un dispensaire sur la presqu'île d'Ambato, au milieu des villages malgaches. « Une Pirogue pour Ambanja » et « Le chêne et le Ravinala » ont donc porté à bout de bras ce projet qui vient d'aboutir à l'ouverture de la structure il y a quelques jours.
Pourquoi Madagascar, alors qu'il y a tant de misère par chez nous, allez-vous dire ?
« À Madagascar, l'économie connaît des crises successives avec le record du revenu par habitant le plus faible au monde. La population est souvent isolée car très peu de routes sont praticables, ce qui rend très difficile voire impossible la scolarité des enfants et l'accès aux soins. De plus, il n'y a aucune couverture sociale, et peu de structures sanitaires. À Nosy Be, l'hôpital principal manque de moyens, de matériel pour remplir sa mission » indique Éric Sauvage, infirmier de profession et membre de l'association Une pirogue pour Ambanja.
Et d'ajouter : « La population est pratiquement sans soins. Un accouchement difficile, une maladie infantile sont souvent fatals. Les plaies, les fractures peuvent se transformer rapidement en handicap à vie. Le diabète n'est pas dépisté, le paludisme n'est pas traité, ces maladies font des dégâts considérables. »
Pièce centrale de tout ce projet, le Docteur Abdou Manantsara, d'origine malgache et ayant œuvré à l'hôpital de Sedan, avait évoqué en son temps le désir d'ouvrir un dispensaire sur son île d'origine. C'est lors de son départ de Sedan que l'association Une pirogue pour Ambanja a été créée voilà quelques années.
Tsipotiky a vu le jour
Très vite, le projet s'est mis en marche avec en point d'orgue donc, la construction du « Tsipotiky », c'est le nom du dispensaire, ce qui signifie en malgache « que l'on ne peut pas abattre ».
Sous l'impulsion de Francis Berthe, les travaux du dispensaire ont débuté en 2006, organisés et financés par l'association dont il est le président « le Chêne et le Ravinala », avec l'aide de nombreux partenaires, comme la Fondation Sommer, le conseil régional, la communauté de communes des 3 cantons et divers mécènes.
Aujourd'hui, le bâtiment est opérationnel (lire ci-contre). Planté au milieu des villages comprenant 15 à 20.000 habitants, il dispose de 11 salles (consultation, échographie, stérilisation, radiologie, accouchement, soins dentaires, bloc opératoire…)
Pour bien définir le contexte, il faut également savoir que l'île de Nosy Be se trouve à une demi-heure par voie maritime, avec une population de 50 à 60.000 personnes, ainsi que de nombreux touristes.
Hormis l'hôpital de Nosy Be, structure démunie avec très peu de moyen, il n'existe aucune grande structure à moins de 6 heures du dispensaire, qui de ce fait sera un centre médical de premiers soins d'urgences, avec un plateau technique léger.
Pour la petite histoire, pas moins de 120 personnes ont tranquillement attendu le jour de l'ouverture du dispensaire pour une consultation, gratuite ce jour-là. Preuve du besoin sur place.
E.D
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unepiroguepourambanja.arduina.fr/ www.hopital-mada.org
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