Publié le mardi 14 juin 2011 à 08H20 - Vu 1051 fois
REIMS (Marne) Maison brûlée ou branlante. Magasin ou collège désaffecté, dégradé, squatté, muré… Plusieurs bâtiments répartis dans la ville pourrissent sur pied et malmènent le paysage. Nous avons voulu savoir ce qui est prévu pour les faire disparaître.
Le garage prend racine sur la parvis
Toujours pas de brasserie à la place de l'ancien garage désaffecté sur le parvis de la cathédrale. Il y a pourtant des lustres qu'on en parle. Propriétaires du Bristol place D'Erlon, les frères Clément ont racheté le site il y a bientôt dix ans. Bientôt dix ans qu'ils annoncent le début prochain de travaux en vue de l'aménagement d'une brasserie et de plusieurs logements d'habitation. Tout le monde espérait que ce serait fait pour les 800 ans de la cathédrale mais rien n'a encore bougé : « C'est retardé mais ce n'est pas abandonné », certifie l'un des deux frères. « Les fouilles archéologiques sont programmées d'ici la fin de l'année et l'ouverture de la brasserie est prévue au printemps 2013, en même temps que celle du futur hôtel à la place de la caserne des pompiers. » Encore presque deux ans à patienter : « Ce genre de projet prend du temps. Il y a eu les travaux du parvis, les travaux du tram, la crise économique… nous avons attendu un moment plus favorable pour nous lancer ». Les Clément ne savent pas encore s'ils géreront eux-mêmes la brasserie où s'ils la mettront en gérance : « On s'est donné jusqu'à septembre pour décider sur ce sujet ». Voilà la version Clément. Ils omettent de préciser qu'ils viennent d'être mis en demeure par la Ville de présenter un projet définitif au plus tard en septembre. Ils oublient aussi de dire qu'après avoir déposé un permis de démolir/construire auprès de la mairie, ils l'ont finalement retiré. Si rien ne se passe d'ici septembre, Serge Pugeault, adjoint au développement économique, promet une réaction de la Ville : « Nous mettrons en œuvre les moyens coercitifs dont nous disposons. Il n'est pas question de tolérer plus longtemps cet ensemble à l'abandon qui porte atteinte à la qualité du site ».
Selon d'autres sources, il se pourrait que les Clément vendent le site à un entrepreneur aux épaules plus solides.
Picasso va revoir des élèves
Une extension du complexe sportif par la Ville est prévue pour l’usage des lycées (Jean-Jaurès). Il pourrait y avoir un mur d’escalade. Le reste de la parcelle est en cours de cession au profit de Reims Habitat pour un programme de logements.
La Ville rachète rue Gambetta
La maison qui abritait le meilleur couscous de Reims dans les années soixante-dix/quatre-vingt, menace de s’écrouler depuis le 30 décembre dernier.
Un arrêté de péril a été pris et le propriétaire a été mis en demeure de réparer ou de détruire le bâtiment. Malheureusement, il n’en aurait pas les moyens. La collectivité a donc décidé de racheter ce bien (elle l’avait préalablement préempté afin d’aménager le carrefour, mais la procédure n’avait pu aboutir en raison de la présence d’un locataire).
Son objectif est de le démolir pour réaliser un aménagement routier sur ce carrefour très fréquenté du centre-ville. Quant aux héritiers de feu Ali, ils attendent d’obtenir une indemnité d’éviction que le propriétaire avait l’intention de verser au commerçant décédé.
Intermarché devient Netto
L’ancien Intermarché aura gâché le paysage de la sortie de Reims en direction de Witry pendant près de cinq ans. Il devrait enfin être repris par Netto.
Un projet en route rue du Jard/bd Doumer
La parcelle a été rachetée avec la ruine par une personne qui doit prochainement déposer une demande de permis pour édifier un immeuble d’habitation. L’incendie accidentel de la maison date déjà du 19 janvier 2008.
L’ex Conforama sur la zone de Murigny
Le local a été racheté par l’Effort rémois. La Ville compte métamorphoser l’ensemble du site (Castorama s’en va aussi) dans le but d’améliorer l’apparence de cette entrée de ville.
Elle restera une zone commerciale mais comme l’assure Serge Pugeault, « il n’est pas question d’empiler des cubes. Nous ferons du qualificatif ». Le projet sera mené en cohérence avec les communes de Champfleury et Villers-aux-Noeuds qui ont, elles aussi, l’intention de créer une zone commerciale.
Tout cela n’est pas pour demain.
Dossier Catherine FREY
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