Publié le mercredi 25 janvier 2012 à 12H00 - Vu 46 fois
L'assistance aura compris combien la gestion des deniers publics exige rigueur et choix judicieux.
SUIPPES (Marne) Conserver le meilleur service à la population tout en restant vigilant sur les dépenses : une ligne de conduite rappelée lors de la cérémonie des vœux.
Devant une assistance de près de 300 invités, François Mainsant, président de la communauté de communes de la région de Suippes, est entré dans le vif du sujet par ces mots : « Nous vivons une période mouvementée qui ne facilite pas les choses. Mais soyons optimistes et sachons regarder 2012 comme il se doit… Regardons notre situation locale : l'agriculture ne va pas si mal que cela, l'armée fortement présente est un facteur stabilisant de notre économie locale et les secteurs du commerce, de l'artisanat et des services sont globalement à l'image des deux piliers de cette économie ».
Des choix justifiés
Faisant le tour des services, il a valorisé l'action de chacun au cours de cette année passée et les tendances pour 2012: piscine, centre d'interprétation, médiathèque, RSP (Relais Service Public), services généraux dans le cadre desquels « nous avons lancé des politiques… depuis des années pour certaines, plus récemment pour d'autres : environnement, développement économique, aménagement, urbanisme, scolaire et périscolaire, politique sociale : emploi et santé ».
Alors que la période économique n'arrange rien, le président justifie ainsi ces choix : « D'aucuns ont le vertige devant de tels projets mais nous ne perdons pas quelques repères », établissant une comparaison entre la situation de l'endettement de la communauté de communes, celle de l'Etat et celle de structures semblables. Le cap des investissements à venir fait l'objet d'un travail de réflexion mené par la commission finances.
« Ouvrir la réflexion »
Le gros dossier 2012 concerne la réforme des territoires qui conduira le département à passer de 56, à moins de 36 communautés de communes ou communautés d'agglomérations. Même si Suippes n'était pas concerné par cette réforme, puisque répondant déjà aux critères définis, le président explique : « Il m'a semblé préférable d'être ouvert », attentif aux conséquences de cette réforme sur notre périphérie, en l'occurrence la communauté de communes des Sources de la Vesle qui, elle, se devait de trouver une solution.
Après rencontres et validation par le bureau des maires, par le conseil communautaire (à 31 voix pour et 5 contre) cette proposition « d'ouvrir la réflexion sur un possible élargissement de notre territoire » a été entérinée par la Commission Départementale de Coopération Intercommunale en décembre 2011.
François Mainsant a tenu à donner les raisons qui ont justifié cette réflexion d'un éventuel élargissement de notre territoire, « réflexions connues de tous et notamment du préfet… Sachant que nous aurons peut-être d'autres étapes dans l'avenir, que la notion de taille a son importance pour amortir des services sur un plus grand nombre d'habitants, parce que la réforme générale des services publics et le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux conduira fatalement soit à recharger les étages du bas, soit à faire appel à des structures spécialisées. » Se voulant rassurant, il explique que plusieurs critères « permettent d'envisager sereinement une approche commune… et le travail lancé par le bureau d'études est une véritable opportunité pour se projeter à 10 ans sur nos territoires communs. » Deux préoccupations resteront centrales : le principe même de l'intercommunalité et la manière de fonctionner collectivement (la gouvernance).
« Gérer avec plus de rigueur »
Confortant les communes dans l'importance de leur rôle, « il ne faut pas oublier que tout conseil municipal - avec le maire comme animateur - joue un rôle primordial dans la réalisation de projets, surtout dans les compétences transférées (voiries, écoles…) », Benoist Apparu concluait la manifestation et répondait à quelques questions. Il a rappelé la nécessité « de travailler ensemble au moindre coût possible », tout en conservant le meilleur service à la population. « Certes, il y aura moins d'argent public, d'où l'importance de gérer avec plus de rigueur dans tous les domaines que ce soit, commune, état ou CAF ».
Et pour conclure par une note plus optimiste : « Nous disposons d'atouts considérables : le pays reste une puissance économique bien placée en Europe, avec un système de santé performant : espérance de vie, et meilleure natalité européenne. Nous avons les moyens de nous redresser, j'en suis convaincu ».
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